Waterloo - Lignes, volumes et couleurs: une exposition de photos… graphiques

Lignes, volumes et couleurs: des thèmes chers à Jean-Pierre Defraigne! Il y a quatre ans, l’artiste exposait déjà ses œuvres sous le thème «Facettes». Fasciné par les formes et plus particulièrement par l’architecture moderne, le photographe amateur y puise ses plus belles inspirations. Des influences issues de grands noms, nous confie-t-il, mais aussi de la plus simple des expressions: celle de la nature.

«L’architecture, c’est le jeu savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière». Cette citation de Le Corbusier résume assez bien la sensibilité artistique de Jean-Pierre Defraigne.

«L’architecture moderne, la bonne et la plus inventive, m’attire profondément. À cet égard, je suis admiratif de l’œuvre de Santiago Calatrava, éminemment élégante et photogénique. Mais je ne limite pas mes explorations visuelles au domaine bâti. Même dans la nature, on peut trouver des plages graphiques où le rythme naît soit du hasard soit d’une intervention humaine directe. Dans la presque totalité de mes clichés, je cherche à ce que la présence d’un élément ou d’un personnage crée une rupture en même temps qu’un complément, qui donne son supplément d’âme à l’apparente rigidité ou froideur du rythme. En mêlant les deux, on crée une histoire. »

Un engouement né dans l’enfance

Piqué d’intérêt par les photos familiales en noir et blanc que réalisait son père sur une pellicule argentique, Jean-Pierre Defraigne se révélera plus tard marqué par ces souvenirs d’enfant. Des études d’architecture inachevées donnent au photographe en devenir l’occasion de regarder le monde d’un œil neuf. Plus sensible aux lignes, formes, volumes et surfaces, il décide de capturer ce regard singulier porté ce qui l’entoure. Un regard qu’il a également formé auprès de références en la matière.

«Des maîtres de la photographie m’ont inévitablement influencé: Cartier-Bresson, Capa, Erwitt, Depardon, Ronis, Boubat, Yann Arthus-Bertrand, Salgado. Mais celui qui m’émeut le plus et dont j’admire la force dans la simplicité, c’est Robert Doisneau, poète du quotidien.»

«Artisan», plus qu’«artiste»

Cet autodidacte n’a jamais suivi de formation spécifique, mais a fréquenté de nombreux clubs de passionnés. Lecteur assidu d’ouvrages dédiés à la photographie, c’est également par la pratique de son art qu’il se forme, sur le terrain. Depuis 2004, date de son affiliation au Photo-Club Riva Bella de Braine l’Alleud, huit expositions personnelles et vingt-cinq collectives ont jalonné son parcours. Cependant, le waterlootois ne se considère pas comme un professionnel. «Je ne suis pas un professionnel, mais plutôt un amateur «éclairé». Je crois pouvoir dire que j’ai un «œil «de professionnel, attentif à apporter, par un cadrage recherché et soigné, la valorisation la meilleure possible d’un sujet, quel qu’il soit.(…) Je ne me considère pas comme un artiste, mais comme un artisan.»

Infos pratiques: du 2 au 23 mars 2018 – les mercredis, vendredis, samedis et dimanches de 14h à 18h. Entrée libre. Espace Bernier – Centre culturel de Waterloo – Rue François Libert, 26 – 1410 Waterloo. www.centre-culturel-

waterloo.be –

jp.defraigne@yahoo.fr

Mathilde Majois - équipe de rédaction

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