Waremme - À 24 ans, Mathieu devient artisan briquetier!

Passer de comptable à artisan briquetier: le défi peut sembler osé mais n’effraie pas Mathieu Guitoun, Waremmien de 24 ans. Actif dans la gestion de l’entreprise familiale de restauration «Guitoun» depuis quatre ans, le jeune homme a constaté un manque dans le secteur et a décidé de le combler. «Notre entreprise est spécialisée dans la restauration d’anciennes bâtisses de type fermes, fermettes ou vieilles maisons. Or, il devient très difficile de trouver des briques qui s’accordent avec celles existantes. Les briques de récupération sont rares, très chères et contiennent beaucoup de déchets. Et les nouvelles, industrielles, n’ont pas le même rendu. J’ai donc décidé de fabriquer moi-même de nouvelles briques de campagne, à la main et à l’ancienne», explique-t-il.

Depuis fin janvier, Mathieu Guitoun, bilingue, travaille en partenariat dans une briqueterie familiale de Membruggen (Riemst). «J’ai fait un an de recherches pour retrouver des traces littéraires des fonctionnements originels, et rencontrer d’anciens briquetiers ayant connu la fin de cette époque. J’ai notamment fait la connaissance d’un briquetier flamand qui partait à la retraite et qui m’a vendu sa chaîne de production datant de 1954. J’ai aussi fait le tour des briqueteries familiales encore en activité. Il y en a très peu (2 ou 3, toutes en Flandre) car la plupart sont industrielles, pour diminuer le coût de production avec moins de main-d’œuvre et répondre à une grosse demande. Le courant est très bien passé avec la famille de Membruggen où la production est semi-industrialisée mais où la manutention et la cuisson sont restées fidèles aux traditions d’antan.» Cette dernière a accepté de loger le Waremmien et de lui donner libre accès à ses installations, notamment à son four Hoffmann (au gaz) de 1963. «J’ai créé ma société Briqueterie Houlé où je travaille seul et d’ici un ou deux mois, la capacité de production devrait atteindre entre 40.000 et 60.000 briques par mois», estime-t-il.

Dans son projet, le Waremmien a été soutenu par un coach du VentureLab (Incubateur d’étudiants entrepreneurs), notamment au niveau du cahier d’adresses.

Souhaite-t-il créer sa propre briqueterie? «La collaboration se passe très bien, on se complète. Mon espoir est plutôt de continuer à augmenter la production, sans pour autant verser dans l’industriel.» Infos sur www.briqueterie-houle.be

L.M. - équipe de rédaction

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