Wanze - Les fraises bio du Val Notre-Dame se multiplient

Les clients se pressent devant la petite aubette installée sur la chaussée de Tirlemont à Wanze. Avec gourmandise, Charles-Edouard Jolly 29 ans leur propose la récolte du matin: «Il me reste des Rubis du jardin, bien rouges et avec une pointe d’acidité ou la Darselect, plus claires mais très sucrées.» Vendus 5,5 euros, les raviers de 500 grammes partent comme des petits pains.

Le Wanzois écoule sa production dans son aubette, mais aussi sur les marchés de Wanze et de Couthuin, ainsi que dans quelques restaurants de la région. Le golf de Naxhelet, propriété de Françoise et Bernard Jolly, les parents de Charles-Edouard, propose ainsi régulièrement à sa carte ses fraises bio. «Le chef les prépare en dessert, mais aussi en entrée, avec du poisson ou des asperges notamment» glisse le jeune producteur.

Fin 2015, après des études en économie, le jeune Wanzois a décidé de quitter son job dans le secteur parapublic, et de se lancer dans la culture de fraises bio. Une activité qu’il a développée dans le cadre de la ferme familiale du Val Notre-Dame, une exploitation centrée sur la culture bio de céréales «J’avais envie d’entreprendre dans le secteur agro-alimentaire en produisant de manière durable. La fraise était une belle opportunité.»

En 2016, Charles-Edouard a installé huit serres sur un terrain situé à proximité de l’abbaye. Cette année, il en a dressé 19 et espère passer de deux à sept tonnes de fruits. «Je me suis aussi lancé dans les melons et la rhubarbe.»

En dépit du gel, la saison 2017 a bien commencé: «Nous avons rapidement monté de nouvelles serres pour protéger les fraises du froid. Pour l’instant, nous sommes au plein rendement, les fruits sont cueillis très tôt le matin et proposés à la vente le jour même. Vu les conditions climatiques, la saison devrait s’achever assez tôt, début juillet sans doute.»

Pour cultiver ses fraises de manière biologique, Charles-Edouard Jolly peut compter sur une équipe de 6 à 10 saisonniers, mais aussi sur d’autres adjuvants: «Pour lutter contre les pucerons, très présents cette année, nous n’utilisons pas de produits chimiques, mais nous saupoudrons nos serres des insectes.»

Pour Charles-Edouard Jolly, pas de doute, l’agriculture est à un tournant: «Le bio et l’ancrage local sont l’avenir du secteur, j’en suis persuadé.» Une évolution que le jeune homme compte bien accompagner: «Je me suis découvert une passion pour le métier de la terre. Cela me plaît vraiment» conclut-il.

L.M. - équipe de rédaction

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