Vresse-sur-Semois - Deux produits qui sentent bon le tabac

La culture du tabac a été introduite dans la vallée de la Semois en 1855 par Joseph Pierret, instituteur à Mouzaive. Très vite, le marché s’est développé en passant de 80 ares plantés en 1880 à plus de 400 ha en 1910. Malheureusement, vers les années 1950, la politique fiscale taxant le tabac, le mildiou et l’importation du tabac de Virgine vont causer progressivement le déclin du tabac dans la vallée de la Semois. Aujourd’hui, il ne reste que quelques planteurs et fabricants dans toute la région.

Des amoureux de cette culture particulière ont voulu mettre en valeur les derniers témoins de cette culture. Il faudra une dizaine d’années pour que le projet de Route du Tabac se concrétise. Des dépliants et un guide ont été réalisés, une quinzaine de panneaux didactiques sont érigés aux carrefours stratégiques. À Bohan, un séchoir mis à la disposition par Monsieur Tellier a été entièrement rénové et un jardin didactique devrait voir le jour dans les prochains mois avec la contribution de la famille Martin. À Dohan, la rénovation d’un séchoir et la création d’un jardin didactique sont en cours d’élaboration. À Corbion, un musée du tabac a vu le jour chez Vincent Manil.

La Route du Tabac est un circuit transcommunal et transprovincial de 130 km qui traverse les communes de Vresse-sur-Semois et de Bouillon. Elle comprend deux itinéraires balisés à suivre en voiture au départ d’Alle, l’un de 60 km et l’autre de 70 km. Il est a noté que cette Route du Tabac fait le lien entre deux villages presque homonymes puisqu’on va de Bohan à l’ouest vers Dohan à l’est.

Au travers des panneaux didactiques, ce produit touristique permettra aux visiteurs de découvrir comment la graine devient plante et puis tabac, l’histoire du tabac de la Semois, la contrebande entre la Belgique et la France, et la vie des gens de la région. Les touristes auront également l’occasion de découvrir les magnifiques paysages, curiosités historiques et culturelles qui font la richesse de cette vallée ardennaise.

Cette route du tabac vient d’être inaugurée en présence du ministre René Collin, des bourgmestres de Bouillon (André Defat), de Vresse (Françoise Leboc) et de Bièvre (David Clarinval), des planteurs et fabricants ainsi que de l’Agence de développement local Bièvre-Vresse qui a porté le projet du Classique de la Semois.

Le Classique de la Semois fait un tabac...

Outre la Route du Tabac, un second produit en rapport avec le tabac de la Semois vient en effet de voir le jour, un produit qui fait la part belle à un nouveau mode de consommation: la cigarette électronique. Il s’agit d’un produit pour vapoter baptisé «Classique de la Semois».

Les qualités aromatiques du tabac de la Semois, sa culture artisanale et son naturel en font un tabac d’exception. Cependant, comme tout autre tabac, il est évidemment nocif lorsqu’il est fumé. Arnaud Legrand, fondateur et gérant de la société Virtus Vape, nous explique le concept: «Notre objectif était de faire d’un des meilleurs tabacs du monde un des meilleurs e-liquide au monde. Les caractéristiques aromatiques du tabac de la Semois ont été retranscrites à la perfection. Le résultat final a ensuite été analysé afin de s’assurer de la sécurité optimale du produit. L’association des planteurs de tabac de la Semois se verra octroyer une rétribution financière sur chaque flacon de Classique de la Semois produit. Ce projet permettra de financer les planteurs afin qu’ils puissent perdurer cette tradition locale et qu’ils continuent à promouvoir la région le tout, grâce à un produit qui contribue à la réduction des risques en amenant le tabac de la Semois dans le monde du vapotage ».

«Le tabac de la Semois est considéré comme le plus aromatique du pays et c’est aussi le moins nicotineux», dira le bourgmestre bouillonnais André Defat au cours de son intervention.

WE - équipe de rédaction

Autres actualités à Vresse-sur-Semois

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vresse-sur-Semois