Virelles - Des cigogneaux sont nés à l'Aquascope Virelles !

Fin février, deux Cigognes blanches ont une arrivée très remarquée à l’Aquascope Virelles. Parades amoureuses, apport de matériaux au nid et accouplements s’enchainent pour le plus grand bonheur de leurs admirateurs. Toutes les prémices d’une nouvelle nidification sont manifestes, sur la même aire que celle occupée en 2015 et 2016 !

Fin mars, le comportement des oiseaux change du tout au tout. De démonstratif, il devient discret pendant la période de couvaison. Les choses sérieuses commencent ! La femelle reste présente au nid toute la journée sauf pour se nourrir et se dégourdir un peu les ailes. Le mâle la remplace pour de brefs moments et se fait prier pour ses apparitions furtives. Il ramène au nid des proies et des brindilles pour satisfaire sa belle. Grâce aux deux partenaires, les œufs bénéficient d’une chaleur corporelle constante, indispensable pour assurer la croissance des embryons. L'alternance de belles journées ensoleillées et de périodes plus froides que nous avons connues permettra-t-il l’éclosion des œufs ?

Fin avril, fini cette petite routine. Une soudaine activité se laisse deviner dans le nid. Le mâle fait de plus en plus d’allers et retours sur l’aire, la femelle ne tient pas en place, se met debout, se recouche constamment, elle est envahie par une soudaine envie de parfaire le nid, de l’étoffer un peu pour l’arrivée des oisillons.

Dès les premiers jours de mai, plus de doute possible ! Au minimum deux jeunes cigogneaux pointent le bout de leur bec hors du nid. Les parents prennent leur rôle de nourrissage très à cœur et se relayent pour régurgiter les aliments dans le nid afin de nourrir les cigogneaux.

Combien sont-ils exactement ?

Là, c’est encore le grand mystère ! On ne sait pas combien de cigogneaux ont vu le jour.

Selon la météo, ils vont rester cachés sous les ailes et les plumes protectrices des adultes quelques jours encore dans la cuvette du nid. Par la suite, ils soumettront leurs parents à rude épreuve car ils grandiront vite et exigeront beaucoup de nourriture pour assurer leur croissance. Si tout se passe bien, les petits resteront deux mois au nid. Suivre leur évolution va être très amusant : les voir grandir, assister à leurs premiers essais d’envol… avant le grand départ en août. Cap sur l’Afrique ! Espérons-le !

Afin de faire connaître cette espèce au plus grand nombre, l’Aquascope Virelles organise chaque jour des séances d’observation.

Durant ces permanences, des animateurs spécialisés commenteront cette nidification exceptionnelle et répondront à toutes vos questions. De plus, un matériel optique de grande qualité sera mis à disposition pour permettre à chacun de pénétrer dans l’intimité d’une famille de Cigogne blanche sans les déranger. Le dévouement des parents envers leurs jeunes constitue un spectacle émouvant et passionnant qu’il ne faut pas manquer !

Vous voulez en savoir plus sur ce bel oiseau blanc et l’histoire de cette nidification ? Que mangent-ils ? En quoi l’étang et ses environs répondent-ils aux besoins de cette espèce ? Quels sont les dangers qui menacent les juvéniles ? Reviendront-ils l’année prochaine ? Nous répondrons à toutes ces questions et à bien d’autres encore, tout en observant le comportement des jeunes et des adultes.

Rappelons que cette nidification présente un caractère exceptionnel en Wallonie, puisqu’il s’agit du seul couple nicheur à l’état sauvage dans notre région. Hormis Virelles en 2016, la dernière nidification réussie en Wallonie dans ces mêmes conditions date de 2007, c’est dire si l’envol des jeunes est attendu avec impatience.

Aquascope Virelles - rue du Lac 42 - à Virelles. Tél 060/21.13.63 info@aquascope.be - www.aquascope.be

- équipe de rédaction

Autres actualités à Virelles

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Virelles