Villers-la-Ville - Caligulas’est installé à l’Abbaye

Événements incontournables dans le paysage de l’Abbaye de Villers-la-Ville, les spectacles théâtraux d’été de DEL Diffusion rassemblent chaque année une moyenne de 20.000 spectateurs qui ont eu l’occasion d’applaudir ces réalisations aussi diverses que remarquables.

Après Amadeus en 2016, qui célébrait le 30ème anniversaire des spectacles d’été et le Capitaine Fracasse l’année dernière, c’est un monument du théâtre du XXème siècle, «Caligula» d’Albert Camus qui sera proposé du 17 juillet au 11 août.

«Les années se suivent et ne se ressemblent pas à Villers-la-Ville; il y a des œuvres théâtrales épiques, des épopées flamboyantes, des œuvres du répertoire, des adaptations originales ou des pièces majeures comme celle que nous présenterons durant cet été», expliquent les organisateurs.

Cette œuvre d’Albert Camus créée en 1945 – et qui révéla par ailleurs le comédien français Gérard Philippe – met en scène la complexité du personnage de Caligula, jeune empereur romain au Ier siècle a.p. J.C., véritable despote tyrannique qui s’égara dans un monde empreint de folie et de férocité. «Fou de douleur à la mort de sa sœur et amante Drusilla, il s’enfuit, s’égare, et comprend alors cette terrible vérité: «les hommes meurent et ne sont pas heureux». Il revient, et pousse jusqu’à son terme ultime la logique absurde de la condition humaine. C’est lui désormais qui incarne le destin, et il enchaîne crime après crime. Les flatteurs applaudissent, les autres se rebellent. Caligula transforme ses sujets en pantins, qui se révèlent enfin, assujettis à sa fantaisie cruelle. Mais il refuse de s’opposer aux complots. Il veut forcer les hommes à refuser l’absurde. Il tombe sous leurs coups».

Une lecture contemporaine

Cependant, le Caligula de Camus n’a rien d’une pièce historique bien que de nombreux éléments aient été empruntés à Suétone, historien latin, dont Camus s’inspira. C’est sous un angle contemporain que le metteur en scène, Georges Lini, a travaillé l’œuvre. «Mon travail de mise en scène consistera avant tout à trouver un angle de lecture inédit, hyper contemporain, afin de pimenter la représentation et déstabiliser le spectateur en le dépossédant du sentiment qu’il avait initialement, celui de connaître la pièce.»

On y retrouvera notamment, dans le rôle de Caligula, Itsik Elbaz, que les fidèles des spectacles d’été auront déjà pu applaudir dans le rôle de Marius (Les Misérables) en 2002.

Patrick de Longrée (par ailleurs nouveau directeur de «la Sucrerie», le futur Hall culturel polyvalent de Wavre) et Rinus Vanelslander, fondateurs de la société de production DEL Diffusion en 1987, marquent ainsi à nouveau leur volonté «d’offrir des spectacles de qualité au public le plus large possible en faisant appel à des créateurs diversifiés et des collaborateurs artistiques de premier plan».

Trois soirées d’exception ont à nouveau été programmées, le samedi 21 juillet ainsi que les mardis 31 juillet et 7 août, au cours de laquelle vous aurez le loisir de profiter d’une visite guidée des lieux avant le spectacle. Enfin, côté pratique les fins de soirées pouvant s’avérer particulièrement fraîches au cœur des ruines, n’oubliez pas de vous vêtir chaudement en fonction de la météo annoncée. En cas d’intempéries, renseignez-vous auprès des organisateurs deux heures avant le début du spectacle, afin de savoir si la représentation est maintenue ou non.

> Représentations à 21h, du mardi au samedi, jusqu’au 11 août. Ouverture des portes à 20h30. Paf: 30-36€. Info-tickets: 070/224.304 –

www.caligula2018.be

J.Salmont - équipe de rédaction

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