Vie locale - Elle gère la radio locale Plein Sud depuis 32 ans!

«Tout est parti d’un concours de la radio Rive gauche», sourit-elle. «Elle n’était pas très loin d’ici. À l’époque, il fallait monter jusque-là pour donner sa réponse.» Alors qu’elle arrive, l’équipe en place lui explique qu’elle désire participer à une fête. «On m’a alors proposé de les remplacer! Ils m’ont dit que c’était simple, qu’il suffisait de passer des disques.»

À ce moment-là, Paula Pontanus est mère au foyer. «J’ai fait le remplacement à la radio, puis j’ai continuéavant de fonder la radio ici. J’ai acheté ce bâtiment, qui est situé tout près de chez moi. Avec un émetteur et une antenne que mon mari s’est procuré, j’ai lancé Radio Plein Sud.»

Ce nom fait tout simplement référence à son emplacement géographique: au Sud de la commune. Des 47 personnes de l’équipe d’origine autour de la Saint-Georgienne, il ne reste que 12 animateurs et techniciens. Les émissions, ciblées sur la musique, s’axent sur plusieurs thématiques: les années 60, l’accordéon, les chanteurs belges ou encore les opérettes.

La musique, c’est la grande passion Paula Pontanus. Voilà bien longtemps qu’elle a arrêté de compter ses vinyles et disques. «Je dois en avoir plus de 10.000», dit-elle. «Une pièce de 8m sur 4m me sert à les stocker, mais des armoires à la radio en regorgent aussi.»

Certains matins, une chanson lui revient en tête. Elle cherche alors le disque correspondant, avant de le diffuser dans la journée.

Au fil des années, Paula Pontanus a connu les évolutions technologiques. Pas question cependant pour elle d’utiliser un ordinateur pour passer les chansons. «J’aime trop le contact avec l’objet», dit-elle. «Seuls quelques-uns de nos animateurs viennent avec leur PC. Passez plusieurs heures la main sur une souris pour lancer des chansons… je ne comprends pas», enchérit Jean-Claude Pirson (66), un des animateurs de la radio.

4.000 euros par an

Le numérique n’a pas vraiment la cote de la Saint-Georgienne. «Voilà 7 ans que nous avons un ordinateur où le CSA enregistre certaines émissions. On doit leur remettre également un disque avec une journée complète d’émission», explique-t-elle. «Nous devons gérer la SABAM, mais également les rémunérations équitables. Enfin, nous devons également remettre un dossier pour le plan de fréquence.» Elle ajoute que la radio revient à 4.000 euros par an.

être à l’écoute des auditeurs

Radio Plein Sud réunit en moyenne 8.000 auditeurs. «Parfois, ils nous parlent de leurs problèmes. C’est important pour moi de les écouter jusqu’au bout, même hors antenne», conclut la Saint-Georgienne.

L.M. - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale