Vie locale - Privilégier le local ou les labels

«Les pays européens représentent près de 28% des cultures horticoles mondiales», indique Aurélie Melchior, de l’ASBL Ecoconso, qui encourage des choix de consommation et des comportements respectueux de l’environnement et de la santé. «Chez nous, on produit des fleurs en plein air ou sous serres. Sans surprise, l’environnement trinque si on cultive les fleurs sous serre chauffée: cela nécessite 10 fois plus d’énergie qu’en plein air».

Autre chiffre: la culture de fleurs et de plantes en pots pose problème car 79% des plantes ornementales (lavandes, campanules…) vendues en Europe contiennent des pesticides nocifs pour les abeilles.

«Si la Belgique exporte des plantes, elle importe ses fleurs coupées: plus de 126 millions de roses en 2015. Et celles-ci proviennent en majorité des Pays-Bas et du Kenya», dit-elle encore.

Dans les pays en voie de développement concernés, la culture des fleurs est vitale pour l’économie. Mais cette croissance se fait souvent au détriment des travailleurs.

Fleurs locales et de saison

Pour choisir des bouquets de fleurs et des plantes durables, on se tourne de préférence vers des variétés locales et de saison.«Les fleurs de nos régions sont les plus écologiques. Elles poussent hors serres chauffées, au grand air ou sous un tunnel de protection. On achète ou cueille les fleurs pendant leur période de floraison naturelle, lorsque les plantes sont au top de leur forme. On peut aussi demander des fleurs locales et de saison à son fleuriste. Il connaît souvent la provenance de ses fleurs», poursuit Aurélie Melchior.

On peut également se rendre dans un champ de fleurs pour les couper soi-même. Le principe est simple: on cueille tulipes, tournesols et autres fleurs en self-service. Avant de s’en aller, on glisse un peu d’argent dans une urne affectée à cet effet. On trouve aujourd’hui une quinzaine de champs de cueillette en Wallonie. Mais on évite surtout de cueillir des fleurs dans la nature. De nombreuses espèces sauvages sont menacées et protégées.

Faire pousser ses fleurs est évidemment l’idéal. On cueille alors des bouquets au jardin selon ses envies. À l’achat de graines, bulbes ou plants, on préfère les variétés indigènes et on opte pour du bio, obtenu sans produits chimiques de synthèse.

Les labels éco et équitables

Pour offrir des fleurs ou des plantes écologiques et équitables, on peut se fier aux labels Fairtrade ou bio. «Il en existe plusieurs, qui apportent différentes garanties sociales, environnementales et de qualité. Parmi les principaux critères, on trouve: des conditions de travail décentes; l’absence de traitements chimiques; une bonne gestion de l’eau (économies et non-contamination); une bonne gestion des déchets; la réduction des émissions de CO2 (notamment lors du transport); le respect de la biodiversité autour de l’exploitation; la coupe à un stade de floraison idéal, etc.».

Contrairement aux idées reçues, les prix des fleurs classiques et labellisées sont souvent similaires. Certaines coûtent un peu plus cher, comme les roses Fairtrade, car l’organisation investit une partie de l’argent dans des projets sociaux.

- équipe de rédaction

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