Vie locale - Agriculteurs, entreprises et riverains au Conseil d’État

Fin janvier de cette année, après plusieurs années de procédure et l’octroi du permis «voiries» au printemps 2016, la SPI recevait enfin le second sésame nécessaire à l’extension du zoning des Hauts-Sarts: le permis d’urbanisme qui doit permettre la mise en œuvre des aménagements de la future zone 4. Mais, on vient de l’apprendre, les choses se sont légèrement compliquées. Ce permis, délivré par la Région wallonne, était susceptible d’être attaqué, par ses opposants, au Conseil d’Etat. Ce qui vient d’être fait par plusieurs personnes. «Au départ, nous ne voulions pas aller au Conseil d’Etat, confirme Anne Jamblin, porte-parole du comité des riverains. On était écœurés. On se rendait bien compte que nous étions pris dans un rouleau compresseur et on était perplexe par rapport à la manière dont tout se déroulait. Tout cela est tellement politisé que nous nous rendions compte que nous n’avions aucune chance de gagner. C’est d’ailleurs pour ça que nous n’étions pas allés plus loin lors de l’octroi du permis ‘voiries’. Mais dernièrement, lors de plusieurs réunions, des agriculteurs et des riverains nous ont dit qu’on ne pouvait pas laisser les choses aller comme ça. Qu’il fallait se battre jusqu’au bout. Et si le comité des riverains en tant que tel n’a pas déposé de recours, des riverains et des agriculteurs l’ont fait, seul ou à plusieurs. Des recours que nous soutenons. Nous aiderons d’ailleurs à leur financement.»

En plus de ces riverains et de ces agriculteurs, des entreprises auraient également fait de même. D’après nos informations, ce serait ainsi quatre ou cinq recours en suspension et en annulation qui auraient déjà été déposés au Conseil d’Etat. Il pourrait y en avoir encore plus puisque le délai pour les introduire court encore pour quelques jours. «En fait, les agriculteurs en ont complètement marre. Marre de voir comment on utilise leurs terres. Certains d’entre eux ont déjà de grosses difficultés financières, sont même à la limite de mettre la clé sous le paillasson et quand ils voient la manière dont sont gérés les espaces… Quand on voit tout ce qu’il y a encore comme terrains disponibles dans les Hauts-Sarts et les autres zonings. Quant aux riverains, ils en ont marre de la malhonnêteté et des promesses non tenues de la SPI.» Contactée, la SPI prend simplement acte de ces recours. «Ce n’est pas vraiment une surprise. Et pour nous, ça ne retarde rien puisque nous n’avons pas encore pu établir un planning des travaux.» La SPI doit encore obtenir une reconnaissance de zone avant de fixer un calendrier précis.

L.M. - équipe de rédaction

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