Vie locale - Plus de vingt terrains de foot synthétiques

Il est le loin le temps où les footballeurs se contentaient d’une prairie prenant des allures de champ de boue à la moindre averse. Après des aires de jeu efficacement drainées et coiffées d’une herbe drue et résistante, les terrains synthétiques ont fait leur apparition. On en recense une bonne vingtaine dans la province de Namur.

L’exception devient tout doucement la norme. Alors que voici quinze ans, les entités disposant d’un terrain de foot synthétique se comptaient sur les doigts d’une main en province de Namur, aujourd’hui, elles sont plus du tiers (14 sur 38). Et si la petite dizaine de projets à l’étude sont acceptés par le pouvoir subsidiant, elles seront bientôt plus du double.

Dans un premier temps, ce sont surtout les villes de grande ou moyenne importance qui ont bénéficié de ces infrastructures largement subsidiées (75% de la facture) par la Région wallonne. On pense à Namur, entité où on recense huit terrains sans parler de ceux actuellement en chantier. Avec deux terrains, Andenne est aussi bien loti, alors que Sambreville s’apprête seulement à bénéficier d’une telle surface de jeu. «La JS Tamines nourrissait ce projet depuis cinq ans», explique Vincent Maniscalco (PS), en charge des Sports à Sambreville. «Avec 400 jeunes affiliés, ce ne sera pas un luxe, même si des deux terrains espérés au départ, on n’en aura qu’un en septembre, vu que le projet, estimé à 1.550.000€ dont 530.000€ sur part communale, comprend aussi la construction de huit vestiaires et d’une buvette panoramique

La plupart des entités en périphérie de la capitale wallonne (Assesse, Fernelmont, Gembloux, La Bruyère, Profondeville…) sont servies, alors que les Villes plus au sud de la province (Mettet, Philippeville, Walcourt…) frappent à leur tour à la porte d’InfraSports.

Ne pas oublier l’entretien

Le but des clubs est bien évidemment d’offrir un outil plus stable et performant à leurs affiliés, surtout à leurs jeunes enclins à quitter les labourés pour aller voir où l’herbe est verte toute l’année.

Mais si l’aménagement d’un synthétique représente déjà une fameuse somme (600.000€), l’investissement en temps et en euros à prévoir pour son entretien n’est pas non plus négligeable.

D’ailleurs, à ce sujet, voyant certains clubs bâcler ou oublier un peu trop facilement les soins réguliers à apporter à leur terrain synthétique, InfraSports a durci le ton.

«Désormais, on exige du maître d’œuvre qu’il s’engage à entretenir son terrain», souligne-t-on du côté du pouvoir subsidiant. «Depuis un an et demi, les clubs peuvent d’ailleurs être subsidiés dans l’achat des machines et outils qui permettent d’entretenir les terrains.» Sans quoi la durée de vie déjà limitée des synthétiques (10 ans) sera encore raccourcie…

LM - équipe de rédaction

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