Vie locale - Plus de 30.000 emplois dans les zonings

Les parcs d’activité économique du Brabant wallon connaissent un franc succès. Comparativement à la province de Namur, par exemple, et ses 488.000 habitants, la jeune province présente des chiffres très élevés. La province voisine détient 34 parcs d’activité économique, soit 1.300 hectares qui hébergent 1.100 entreprises et 15.000 travailleurs. Avec nettement moins d’espace (915 hectares), 1.200 entreprises composent les zonings du Brabant wallon, avec à la clé 31.500 emplois directs.

Le constat, c’est que la densité des travailleurs est nettement plus importante ici. Et ce n’est pas le fruit du hasard. «On attache beaucoup d’importance à l’économie, donc aux emplois, et à la qualité de vie. D’ailleurs, nous ne parlons plus de zonings, mais de parcs d’activité économique. Ce ne sont plus des espaces bétonnés, mais des espaces verts, plus agréables. Notre territoire n’est pas extensible, donc nous tâchons de concentrer les emplois à un endroit pour garder un cadre de vie agréable. Pour cela, il est important d’avoir un taux élevé d’emplois par hectare», détaille Mathieu Michel, député provincial. Un minimum de 25 emplois par hectare est d’ailleurs imposé par l’IBW.

Et la formule séduit. «Le secteur se porte très bien. Il faut dire que nous profitons de la saturation, en termes de mobilité, de Bruxelles. Et puis, notre volonté est également de proposer aux Brabançons wallons de travailler à proximité de leur domicile. Qu’ils ne soient pas tous obligés de se rendre dans la capitale.»

De petits noyaux aussi

Mais ce dernier ne veut toutefois pas voir disparaître les entreprises qui ne se situent pas dans l’un des parcs d’activité. «C’est aussi important de garder de petits noyaux dans les villages. En réaffectant un hangar qui accueillerait deux ou trois PME.»

Il estime cependant que de mauvais choix ont été effectués dans le passé. «Sur la situation du parc d’activité d’Hélécine, je pense que ce n’est pas l’idéal. Il se trouve trop à l’extrémité de notre province. Il aurait dû être de l’autre côté de la E40. Les voies d’accès principales, ce sont la E 40 qui relie Bruxelles à Liège et la N 64 traverse Hélécine, mais va vers Hannut et Tirlemont. Ceux qui bénéficieront de l’infrastructure, ce sont donc Liège, le Brabant flamand, Hannut et Waremme. Il ne se trouve pas au cœur du Brabant wallon», regrette-t-il.

Il ajoute que la décision a été prise sans une étude approfondie des besoins et du contexte, notamment en matière de mobilité. «Nous sommes en train de réaliser un contrat de développement territorial pour connaître avec exactitude la situation actuelle.» L’objectif étant évidemment de prendre les décisions les plus adéquates dans le futur.

Neuf infrastructures en Brabant wallonLes parcs d’activitésont occupés à 91%

Sur les neuf parcs d’activité économique et d’affaires, cinq sont complètement saturés et ne peuvent plus accueillir les intéressés. Wavre (11.400 emplois), la Vallée du Hain de Braine-le-Château et Braine-l’Alleud (5.510 emplois), Tubize-Saintes (1.157 emplois), Perwez avec ses 564 emplois et Jodoigne (317).

Pour ceux qui voudraient encore établir leur société dans le Brabant wallon, il reste encore quelques possibilités, mais elles sont limitées. L’extension de Nivelles Sud est libre à 42%, la surface du parc d’activité économique de Nivelles Nord est occupée à près de 80%. Enfin 14% des terrains équipés de l’Axis Parc, situé sur les communes de Mont-Saint-Guibert et Louvain-la-Neuve, peuvent encore recevoir de nouvelles sociétés. «Tout le parc s’est ouvert d’un coup, ce qui fait qu’il reste de l’espace, mais l’endroit est très prisé», précise Mathieu Michel, député provincial.

Au total, sur les 915 hectares dédiés à l’activité économique dans les parcs brabançons wallons, seuls 85 hectares n’ont pas trouvé preneur. Soit 9%. Il faut dire que les sociétés se poussent pour pouvoir intégrer l’un des centres. «Nous nous trouvons à proximité de Bruxelles, à égale distance des aéroports de Charleroi et de Zaventem, les infrastructures sont de qualité, il y a également la présence de l’Université Catholique de Louvain», détaille Raphaël Lateur, le porte-parole de l’Intercommunale du Brabant wallon qui est la plupart du temps propriétaire de ces espaces.

Sauf que cette saturation est un peu inquiétante. Elle oblige l’IBW à trouver de nouveaux sites. «Il y a déjà des projets pour une centaine d’hectares: Nivelles Sud, Tubize II, Hélécine, Nivelles Nord, le Parc scientifique de Louvain-la-Neuve et Perwez.».

Développer l’Est également

Et puis d’autres projets plus modestes s’implanteront à Rebecq, Villers-la-Ville, Walhain, Jodoigne et Clabecq. Une manière d’offrir des possibilités à des sociétés de différentes tailles. «On se rend bien compte qu’à l’Est du Brabant wallon aurait besoin d’une surface exploitable plus importante, d’où l’installation du centre d’activité économique à Hélécine.»

Surtout qu’en Brabant wallon, un travailleur sur quatre se trouve dans l’une des neuf infrastructures.

L.C. - équipe de rédaction

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