Vie locale - Des fraises produites en terre de Famenne

En Famenne, rares sont les producteurs de fruits. Mais depuis l’an dernier, le village de Grimbiémont (Marche) accueille une culture de fraises. Cette culture a pris ses quartiers, en pleine terre, dans une serre d’un peu moins de 1.000 m2, installée dans un pré sur les hauteurs du village. Ce pré appartient à la famille Hardenne. Et c’est d’ailleurs toute la famille qui met désormais la main à la pâte pour faire vivre cette nouvelle production.

900 kilos récoltés

«Cette année, ce sera la deuxième récolte,» commente Henri Anciaux, le beau-fils de la famille. L’an dernier, 900 kilos avaient été récoltés. Et toute la production avait été vendue. «Nos clients sont principalement des habitants de la région. Les retours ont été plutôt positifs. Ils ont apprécié nos fraises.»

Au quotidien, Henri Anciaux travaille au développement d’une unité de bio-méthanisation en région marchoise. «Si cela avait été possible, je serais devenu agriculteur à temps plein, précise le jeune homme. Mais j’exerce cette fonction en activité complémentaire. Je viens en aide à mes beaux-parents et à leurs parents pour tout ce qui concerne la ferme.»

L’exploitation est plutôt de petite taille. «Le but n’est pas de grossir coûte-que-coûte, mais de maintenir l’outil. Nous sommes des passionnés avant tout. La ferme abrite une petite trentaine de bovins et exploite 20 hectares.»

Si la famille a choisi la fraise comme source de diversification c’est pour une bonne raison: «je suis originaire de Namur. Et dans la région de Wépion, il y a beaucoup de producteurs de fraises. J’ai suggéré de tenter le coup ici. C’est un défi, c’est vrai car le climat joue un rôle important. Mais notre objectif principal est de pouvoir conforter et maintenir cette production, rien de plus jusqu’à présent. Nous ne sommes pas une exploitation «bio» mais nous privilégions une agriculture raisonnée. Nous souhaitons plus que tout privilégier la qualité à la quantité.»

La culture de la fraise est cependant très exigeante. «Environ vingt semaines par an, le travail à réaliser est même très rude,» confie Henri Anciaux.

La culture démarre généralement au début du mois de février par le nettoyage du terrain. «On s’occupe des quelques dégâts de gibier, on éclaircit la parcelle… On prépare aussi le tunnel sous lequel les fraisiers prennent place.»

Des fraises cueillies le jour même

Au quotidien, il faut également surveiller la serre. «En moyenne, on se rend sur le lieu de production deux fois par jour. Il faut parfois ouvrir la serre, la refermer… Il faut aussi surveiller si les fraises sont suffisamment alimentées en eau.»

La cueillette proprement dite démarre entre le milieu et la fin du mois de mai. «Et ici aussi, tout le monde s’y met dans la famille.»

Le but est de proposer des produits frais. «Nous ne vendons que des fraises cueillies le jour même. Cela va permettre aussi à nos clients de les conserver chez eux plus longtemps,» assure encore Henri Anciaux.

LM - équipe de rédaction

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