Vie locale - Chantal Goya au Wex

Trois générations, parfois quatre, se bousculent dans le public. À 74 ans (elle les assume!), toujours en forme, Chantal Goya continue de donner du rêve et du bonheur sur scène. Sous forme de boutade, elle a un jour dit qu’elle ne partirait qu’à 105 ans! Encore de belles années devant elle...

«C’est l’âge de ma grand-mère quand elle nous a quittés, confie l’artiste. On fait de vieux os dans la famille! Ma mère est toujours là! Quand je réfléchis, j’ai passé plus d’années sur scène qu’à vivre dans la vraie vie! Mon énergie vient de là. Je ne fais pas de régime, je ne fume pas, je ne bois pas d’alcool et je dors beaucoup. Depuis 1977, je suis toujours sur scène. J’ai inauguré des Zénith, j’ai fait 7 grands spectacles dans toute la France, je ne me plains pas. Là, je suis de retour chez vous à Marche-en-Famenne. Je me dis que tous ceux qui n’ont pas pu venir la première fois seront là… C’est le même spectacle que l’année dernière mais il y avait de la demande. Les gens aiment revoir ce qui les a fait rêver. Surtout par les temps qui courent! Je rencontre toujours mon public à la fin du spectacle, je dédicace les photos qu’on m’amène. J’ai la mémoire des visages mais pas des noms. J’en reconnais beaucoup. Aujourd’hui, ce sont les parents qui font le lien de mon spectacle avec leurs propres enfants. Ils leur apprennent l’histoire de Marie-Rose. C’est incroyable!».

Une icône intouchable

Après avoir connu une longue traversée du désert (les années ’90), Chantal Goya revient en force dès le début des années 2000 dans les boîtes gays.

«Suite au film déjanté «Absolument fabuleux» où je jouais mon propre rôle, de nombreuses discothèques m’ont réclamée, je n’allais pas bouder mon plaisir, avoue-t-elle. C’est vrai que je me demandais ce que j’allais faire en boîte de nuit à minuit mais ça a marché! Je suis devenue une sorte d’icône intouchable. C’était incroyable. Ce sont ces trentenaires qui m’ont demandé de reprendre tous mes grands spectacles. Des salles complètes d’hommes, de femmes et d’enfants qui reprennent mes chansons, ça fait chaud au cœur! »

Chantal Goya arrive toujours la veille de ses concerts pour régler tous les détails techniques des danseurs, des lumières, du décor. Tout doit être nickel. «Le jour même, je ne mange jamais avant un spectacle parce que sinon ma robe ne se ferme pas, rigole-t-elle, je ne peux pas digérer pendant que je chante! Je bois juste un verre de Coca. J’essaie toujours d’aller visiter les endroits où je me trouve. Je commence à bien connaître la Belgique. Je m’y sens bien.»

LM - équipe de rédaction

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