Vie locale - Le «petit Couleur Café» évolue

Le festival Libertad prend sa source dans Verviers en couleurs, mais a bien évolué depuis, comme le rappelle l’échevin des Relations interculturelles, Malik Ben Achour. «Le but était de toucher un public plus large, et ainsi sortir du cercle des convaincus. On est donc passé à Verviers en fête. L’année dernière, nous avons encore reconfiguré l’événement et rebaptisé Libertad pour réaffirmer deux points: d’une part le sens et les valeurs que porte le festival et, d’autre part, la volonté de toucher un public toujours plus large», commente-t-il.

Et la tête d’affiche de cette édition, qui se déroulera le 27 mai, attirera pour sûr un large public. Figure emblématique du rap dans les années 90’, Disiz La Peste se produira sur la scène du festival à 21h. Les groupes ADN 7.6, Super Ska et Old Jazzy Beat Mastazz le précéderont.

Mais le festival, c’est bien plus que des concerts. Sa base reste bien entendu le village associatif avec ses chalets de cuisine du monde, mais aussi une conférence sur la thématique brûlante du populisme et du théâtre de rue grâce à un partenariat avec le Centre culturel – qui s’établira sur la cour Fischer. «Le fait que ce soit gratuit est un signe d’ouverture pour tous», note la directrice du Centre culturel, Audrey Bonhomme.

Un festival aux valeurs fortes

Si Libertad se veut un divertissement, il revêt donc aussi une dimension très engagée. «On veut porter du sens et susciter la réflexion sur des questions d’égalité, de libertés individuelles, de droits fondamentaux, toutes ces questions qui font la démocratie», insiste l’échevin. D’où la raison de cette conférence sur la montée en puissance des populismes pour mieux appréhender cette notion et ce qu’elle sous-tend. «On veut sortir des murs, des cercles d’habitués convaincus et porter le débat d’idées dans la rue. On veut favoriser la circulation des idées au cœur de la cité.» C’est d’ailleurs pour ce côté engagé que l’événement peut compter sur le soutien du Centre Régional de Verviers pour l’Intégration (CRVI). «Le festival rentre clairement dans les objectifs du CRVI, à savoir la promotion de l’égalité, d’une société inclusive et interculturelle. Donc cette vision du festival, avec un antiracisme pleinement assumé, nous arrange mieux que ce qui se faisait avant», estime Farid Nagui, directeur du CRVI qui proposera des animations autour des préjugés. Avec ce programme bien fourni, les organisateurs espèrent attirer encore plus de monde que l’année dernière. Et si ce pari réussit, l’échevin se prend déjà à rêver d’un Manu Chao en tête d’affiche pour 2018.

L.M. - équipe de rédaction

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