Vie locale - CMI Seraing, l’héritière de John Cockerill

À commencer par le nom de l’entreprise: C.M.I. pour «Cockerill Maintenance et Ingénierie.» La seule société belge à avoir conservé le nom de son fondateur dans son appellation. «C’est voulu!» confirme-t-il.

En poursuivant avec son caractère visionnaire. «Lui a utilisé le charbon pour produire de la vapeur, moi le soleil.»

Et pour finir avec son nom: «Bernard Serin», une correspondance phonétique tout à fait étonnante avec la ville.

Même P.I.B. que les Etats-Unis

Dans son discours, Bernard Serin, patron et propriétaire de CMI, s’est présenté comme le 14e dirigeant de l’entreprise.

Il a vanté la vitesse exceptionnelle avec laquelle John Cockerill a bâti son entreprise: «En 23 ans, il a réussi à créer une industrie intégrée avec les moyens de l’époque.»

Quant à lui, il n’y a que 15 ans qu’il a repris les anciens ateliers mécaniques moribonds de Cockerill (20 millions de pertes annuelles) pour en faire un groupe mondial de 4.600 personnes avec un chiffre d’affaires d’1,2 milliards et un bénéfice de 114 millions en 2016.

Il a rappelé aussi que «Cockerill aura été l’une des plus importantes sociétés industrielles du monde, contribuant largement à la place de la Belgique, deuxième puissance économique mondiale dans le dernier quart du 19e siècle.À elle seule, la Wallonie avait alors un PIB supérieur à celui des États-Unis.»

C’est dire s’il pouvait être légitimement fier d’accueillir hier les patrons de ses filiales du monde entier (Inde, Chine, Brésil…), de nombreux industriels belges et français, mais aussi cinq ministres et le Roi Philippe.

Il leur a fait visiter le château Cockerill, le même que John a acheté en 1817 au Roi Guillaume d’Orange pour y installer ses bureaux. Et que Bernard Serin a fait entièrement rénover (voir ci-dessous). Ainsi que l’Orangerie voisine, un nouveau bâtiment audacieux où il a installé son quartier général mondial et 600 de ses employés.

«Oui, ce bicentenaire, c’est pour nous tous, une fierté, ajoute-t-il. Celle de redonner à cette région de Liège un peu de ce qu’elle nous a donnés: son charbon ses hommes, son savoir, ses infrastructures pour accompagner deux siècles d’aventure industrielle.

Oui c’est une fierté d’assumer après deux siècles l’héritage de John Cockerill.» Il a été chaleureusement applaudi par toute l’assemblée.

L.M. - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale