Vie locale - Ils ont relevé le défi du zéro déchet

Depuis quatre mois, Eve-Anne Durieux et sa famille ont relevé le défi de vivre presque intégralement en zéro déchet. Une initiative écologique et économique, qui a révolutionné leur quotidien. Décryptage.

Sensibilisée à la cause environnementale, Eve-Anne Durieux, 38 ans, a décidé de changer ses «mauvaises» habitudes il y a quelques mois, en se lançant dans l’aventure zéro déchet.

Une expérimentation en douceur. Dans son vaste jardin, Eve-Anne et son mari Xavier ont d’abord planté un potager, puis créé une serre, afin de récolter des légumes tout au long de l’année. Trois poules ont également rejoint la famille. «On achète plus du tout de légumes, et on a des œufs à profusion.»

Un investissement conséquent, concède la gallaisienne, mais rapidement rentabilisé: «Je dirais qu’en l’espace d’une année, on a récupéré tout ce qu’on avait investi», précise-t-elle. Mais c’est il y a seulement quelques mois, lors de ses pérégrinations sur les réseaux sociaux, que la gallaisienne a décidé d’aller plus loin. «Je me suis intéressée à la pratique du zéro déchet sur Facebook. J’ai suivi la chronique de du «zéro déchet family». J’ai eu le déclic». En novembre, la famille est prête à adopter son nouveau mode de vie.

Consommer autrement

Exit les produits préemballés issus des grandes surfaces, le zéro déchet se veut en vrac et sans plastique. «Il faut prendre l’habitude de récupérer ses contenants. Et avoir le réflexe de les préparer quand on va faire ses courses». Chaque samedi, Eve-Anne se déplace avec son carton de tupperwares et ses bocaux en verre pour aller se réapprovisionner. En privilégiant les circuits courts.

Le mieux étant encore de les réaliser soi-même: «Je fais ma lessive, mon dentifrice et mes nettoyants ménagers toute seule. En ce moment je suis en train d’essayer une recette de produit vaisselle», s’enthousiasme-t-elle. Des petits gestes sains, devenus automatiques: «Je ne me force jamais. C’est naturel pour moi.» Seul petit bémol: l’achat du prêt à porter. Le marché n’est pas encore parvenu à trouver une alternative zéro déchet. «La seconde main c’est bien. Mais quand on cherche quelque chose de spécifique on est parfois obligé d’avoir recours aux magasins, ou encore à Internet, qui nous envoie des colis plastifiés…»

Des résultats probants

Quelques mois seulement auront suffi à se rendre compte des avantages du zéro déchet. De fait, le couple a considérablement réduit la fréquence de ses allers-retours à la poubelle. «On le voit clairement. On est à trois sacs par mois. Et encore, ça devrait diminuer avec le temps, puisque pour l’instant on finit encore le reste des produits emballés achetés», souligne Eve-Anne. Mieux encore, cette nouvelle consommation responsable a permis à la famille d’économiser une coquette somme: «On n’a pas spécialement moins consommé. On est sorti autant. Pourtant, ce mois-ci par exemple, on a constaté qu’il nous restait 500 euros en plus, par rapport à d’habitude, remarque-t-elle. Il y a forcément une partie qui est liée au zéro déchet

Moins cher et plus respectueux de l’environnement, le zéro déchet a prouvé toute l’étendue de ses vertus. À condition de bien vouloir bouleverser ses habitudes.

NE - équipe de rédaction

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