Vie locale - L’ICDI en charge de la propreté publique

Depuis un an, l’ICDI et ses affiliés étudient la possibilité de mutualiser les compétences communales en matière de propreté publique. La réflexion est aujourd’hui aboutie et l’heure viendra bientôt de décider…

L’approche est inédite en Wallonie, même si le concept, lui, est déjà éprouvé dans de grandes villes françaises comme Nantes ou Bordeaux. En gros, l’idée est de mutualiser les missions de propreté de l’espace public, de la prévention à la sanction, et de les déléguer à l’ICDI. À l’instar de ce qui se fait déjà pour la collecte et le traitement de nos déchets.

Avec la gestion de la propreté publique, on se situerait en amont, dans une sphère qui est aujourd’hui dévolue aux communes. Et dont, il faut bien le dire, elles ne s’acquittent pas toujours parfaitement, faute de moyens humains et financiers. C’est que le tableau des tâches est large depuis la campagne de sensibilisation, la collecte des corbeilles publiques, le nettoyage des rues, trottoirs et autres parcs, la gestion des dépôts clandestins, l’élimination des graffitis, jusqu’aux sanctions administratives environnementales… Ajoutez des équipements extrêmement coûteux. Un exemple: une balayeuse de voirie coûte le prix d’une Ferrari, soit plus de 200.000€. Pas sûr que l’investissement soit rentabilisé à l’échelle d’une commune.

Voici un an, l’intercommunale a donc ouvert la réflexion sur l’opportunité d’intercommunaliser les missions de propreté publique. Cette étude a été supervisée par un comité de pilotage représentant les communes affiliées, à l’exception de Châtelet et Anderlues, qui n’avaient pas souhaité y prendre part. Pont-à-Celles et Ham-sur-Heure/Nalinnes se sont, elles, retirées en cours de route. Aujourd’hui, cette étude est terminée. Et, l’ICDI a présenté une offre de services aux 10 communes associées qui devront se positionner dans les prochains mois.

En pole position

Comme elle l’avait fait pour la ressourcerie du Val de Sambre, Charleroi ouvrira sans doute la route. «Il n’est pas question d’externalisation ou de privatisation du service Propreté. Ce qui est ici proposé est une mutualisation dans le but d’offrir un meilleur service à l’intérieur du service public. Plusieurs options sont possibles. Il faut aujourd’hui décider où on place le curseur, précise Cyprien Devilers. Avec deux impératifs, pour l’échevin carolo en charge de la Propreté: rester dans les clous budgétaires de la Ville et ne procéder à aucun licenciement. «Des transferts seront possibles mais ils se feront sur la base du volontariat. Et pour un salaire au moins équivalent». Pour rappel, quelque 200 agents travaillent au service de la propreté publique à la Ville de Charleroi. Pour l’heure donc, pas – encore – de décision, même si l’on perçoit une volonté politique d’avancer en ce sens. On l’aura compris, il sera aussi important de rallier les autres communes. «On se parle, on échange. Elles ont bien sûr toute leur place, dans une région qui se déploie. La famille grandira progressivement. C’est l’ICDI qui a la main. L’important est de mettre en place la mécanique, en toute transparence. Pas comme à Liège!», conclut Cyprien Devilers

NG - équipe de rédaction

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