Vie locale - Camps scouts: beaucoup de prévention, peu d’incidents

Une centaine de camps en moyenne sont organisés chaque année sur chacune de ces communes. Dans une commune comme dans l’autre, un règlement strict a été mis sur pied.

«Depuis quelques années, on a décidé de centraliser tout ce qui concerne les camps au niveau de l’Office communal du tourisme», explique Chantal Rossignon, coordinatrice au niveau de la commune. Il faut dire qu’environ 7.000 jeunes passent leur camp dans la région chaque été.

Pendant l’année, il s’agit essentiellement de donner de l’information à propos des différents endroits de camp répertoriés sur la commune. L’été par contre – et encore plus intensément entre le 10 et le 31 juillet- le travail est à son apogée.

C’est la raison pour laquelle trois étudiants viennent épauler la coordinatrice. «En juillet et en août, deux d’entre eux circulent dans les différents camps pour diffuser les informations, voir si tout va bien, si la réglementation est respectée. On fait beaucoup de prévention, développe Chantal Rossignon. Le troisième étudiant travaille au bureau avec moi pour tout ce qui concerne l’aspect administratif.»

Sur ce point, plusieurs obligations sont à respecter pour les mouvements de jeunesse qui souhaitent organiser leur camp dans la commune de Durbuy.

«Ils doivent nous fournir le nombre d’enfants, leur emplacement exact mais ils doivent aussi nous communiquer la liste des enfants. Ces informations sont ensuite transmises à la police. Cela permettra d’agir de manière plus efficace si on devait faire des recherches pour retrouver un enfant perdu dans un bois, par exemple.»

Toutes ces mesures ont permis de diminuer fortement le nombre d’incidents enregistrés. «Et quand il y en a un qui survient, on prend le problème à bras-le-corps. À Ozo, par exemple, il pouvait y avoir jusqu’à mille jeunes en camp pour une centaine d’habitants. Une solution a été mise en place avec l’agriculteur qui louait ses terrains. Désormais, les camps ne sont plus installés à proximité des habitations.»

Si par ailleurs un débordement devait être signalé, la commune se montre immédiatement assez ferme. «Lorsqu’il y a tapage nocturne et que cela se répète, on n’hésite pas à descendre sur place avec la police.»

À Houffalize également, un règlement a été mis au point. Des obligations sont ici aussi à respecter. «Nous avons notamment rencontré un policier de Durbuy pour qu’il nous épaule dans notre réflexion», souligne l’échevin du Tourisme Marc Knoden.

Comme à Durbuy, le mandataire ne constate que peu d’incidents pour environ 7.000 jeunes présents chaque année au cours de l’été. «Les nuisances sonores constituent l’essentiel des désagréments, analyse-t-il. Certains n’hésitent pas à faire sonner le clairon très tôt au matin. D’autres sont plus nocturnes. Mais à ce sujet, nous voulons rester vigilants. Si ces nuisances persistent, nous n’hésitons jamais à descendre sur place, parfois accompagnés de la police.»

Alcool: tolérance zéro

Petite nouveauté également mise en place pour cet été dans le règlement à Houffalize: «pour la consommation d’alcool, ce sera tolérance zéro, signale Marc Knoden. On peut comprendre qu’une bière soit consommée à l’occasion, mais pas qu’un animateur ne puisse plus assumer sa fonction en raison d’une trop forte consommation.»

LM - équipe de rédaction

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