Vie locale - Être performant en apiculture

Une réédition améliorée de ce livre signé par Henri Guerriat vient de paraître. À l’occasion, il s’est adjoint les services de sa fille, traductrice visuelle, Adeline.

Hubert Guerriat a toujours été passionné par le monde des abeilles, grâce à son grand-père et grâce à son oncle qui possédaient chacun quelques ruches. «Gamin, je les trouvais – et je les trouve toujours – merveilleuses. C’était indescriptible. Les colonies travaillaient ensemble. Mais nous aussi d’ailleurs: au moment de la récolte, toute la famille s’y mettait, c’était une vraie fête.On était tous réunis.»

À 15 ans, il possède sa première ruche. «J’aurais aimé en avoir plus tôt mais il a fallu attendre l’autorisation de mon père.» Son parcours scolaire ne sera pas éloigné de ce monde-là: il devient ingénieur agronome. Sa passion pour les abeilles le rattrape, il devient formateur et crée en 1983 l’École d’Apiculture du Sud-Hainaut. «J’avais écrit dans le cadre de mes cours un syllabus pour les élèves et en 1996, il a été publié sous forme de livre.»

Pour cette réédition, il a travaillé avec sa fille, Adeline, traductrice visuelle. «En quelques jours, plusieurs détaillants sont déjà en rupture de stocks.» Mais il faut dire que la recette principale n’a pas changé: le livre reste toujours le manuel qu’il était, considéré comme une référence dans le milieu. «Ce que j’essaie de démontrer, c’est qu’on ne s’improvise pas apiculteur. Beaucoup pensent que c’est simple: il suffit d’acheter une colonie comme on achèterait un canari, de le poser dans le fond du jardin et d’attendre la récolte. Non! Ça nécessite des compétences, des connaissances et le respect du voisin. Savoir qu’il y a des ruches à côté peut être une source d’inquiétudes pour quelques-uns. Je ne le répéterai jamais assez: pour devenir apiculteur, il faut bien se former.»

En quelques décennies, Hubert Guerriat a vu l’apiculture évoluer. Beaucoup évoluer. «Les apiculteurs sont maintenant conscients qu’il faut être plus proches de la nature et considérer dans le travail la biologie de l’abeille. Elles ont beaucoup souffert depuis la fin des années 90. Elles rencontrent trois problèmes majeurs: les pesticides, les agressions d’un acarien parasite responsable de la varroase et des soucis provoqués par la génétique et la sélection de l’abeille.» Il ajoute: «Enfant, sur dix ruches posées avant l’hiver, on en retrouvait dix après cette période. Aujourd’hui, on a en plus que trois.»

être performant en apiculture, de Hubert et Adelin Guerriat, éd.. Hozro. Site: www.hozro.be

Sandra Zatloukal - équipe de rédaction

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