Vie locale - La Brasserie Escaillonne décolle !

Ils viennent d’obtenir le permis de bâtir pour construire une vraie brasserie en dur, ce qui leur permettra d’au moins doubler leur production et de répondre aux demandes de plus en plus pressantes.

A bl’âge de 12 ans, Jean-Michel Balcaen s’empare d’une bassine, trouve de la levure, se plie à une recette trouvée dans un livre et se lance. Il sait son père amateur de bière et veut lui faire ce cadeau. « Elle n’est pas si mauvaise», réagira le patriarche.

Cinquante ans plus tard, ce Mouscronnois et son épouse, Isabelle Depriestre se sont installés à L’Escaillère (Chimay). Le jeune retraité y crée sa première vraie bière, qu’il nomme « Paternel », en référence à ce premier instant magique. Depuis, il a créé son propre commerce, la Brasserie Escaillonne, et produit, dans une annexe du domicile, sept bières artisanales différentes, de 7 ou 8 degrés.

En 2013, les quantités ne sont pas énormes, à peine 60 bouteilles par mois. «Je voulais juste rester actif et faire plaisir à la famille, aux amis et aux habitants du village et garder des contacts sociaux en les invitant à des dégustations», explique Jean-Michel.« Le retour a été très positif, ils en redemandaient.»

C’est décidé, son épouse, bientôt retraitée, plonge dans l’affaire et le couple en fera un commerce. Jean-Michel et Isabelle suivent des cours en biérologie, achètent du matériel supplémentaire (tank à lait transformé, cuve de fermentation, embouteilleuse, encapsuleuse…), installent tout cela dans un conteneur à côté de la maison, obtiennent les autorisations des douanes, des accises et de l’Afsca, et accèdent ainsi au statut protégé de véritable brasserie. «Nous brassons 200 litres tous les quinze jours, l’équivalent de 600 bouteilles de 33 cl et 3 jours de travail.»

Une salle de dégustation

L’intention était de limiter le réseau de distribution aux magasins locaux, aux domiciles, ou aux marchés du terroir, artisanaux et de Noël de la région. «Nous tenons toujours aux dégustations organisées chez nous, pour le contact avec les gens », explique le couple qui, du reste, installera, dès juin, un mini-chapiteau devant la maison.

Mais là encore, la demande les incite à passer à la vitesse supérieure. «Cinq magasins du terroir et un grossiste sont en attente», illustre Isabelle. « Il faudrait tripler voire quadrupler la production. Bon, on va d’abord la doubler, on verra après.»

À cette fin, ils viennent d’obtenir le permis d’urbanisme pour construire une brasserie en dur de 130 m² au sol, avec un étage pour les bureaux. Ils rénoveront une aile de l’habitation pour y vivre et leur actuelle salle de séjour deviendra salle de dégustation. Tout devrait être opérationnel pour début 2018.

NG - équipe de rédaction

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