Vie locale - C’est bon pour la santé !

Le terme «bio» est défini par la loi et impose aux producteurs de respecter certaines normes définies dans la législation européenne. L’agriculture biologique est axée sur des systèmes de culture durables, des produits diversifiés et de qualité, une protection de l’environnement renforcée, une attention accrue portée à la biodiversité, des normes plus élevées de protection des animaux ainsi que sur la confiance des consommateurs et la protection des intérêts des consommateurs.

Quelques règles de base pour l’agriculture biologique

Les agriculteurs qui se convertissent au bio ont le devoir de ne pas utiliser d’engrais chimiques, de pesticides chimiques ou synthétiques et de prévoir une rotation pluriannuelle des cultures. Pour ne pas altérer la qualité des sols, ils doivent utiliser du fumier, du compost ou d’autres fertilisants naturels. La rotation des cultures permet également de ne pas épuiser les sols en gardant des éléments nutritifs naturels pour les plantes qui se succèderont sur la même parcelle cultivée. L’utilisation de produits OGM est également proscrite.

Meilleur pour la santé et l’environnement

Les experts se querellent sur les bénéfices réels du bio sur la santé en publiant des études parfois contradictoires. Pour ce qui est des fruits et des légumes, il y a cependant une certitude: ils contiennent moins de pesticides et de nitrates que ceux produits par l’agriculture traditionnelle. Les nitrates sont des composés toxiques pour les enfants de moins de 6 mois et suspectés d’être cancérigènes chez les plus grands (une fois transformés dans l’organisme en nitrosamines). Quant aux pesticides, leur attribue de sérieuses perturbations de l’écosystème et de la reproduction des animaux, ainsi que diverses maladies professionnelles des agriculteurs, telles que cancers et atteintes neurologiques. Ils sont qualifiés de perturbateurs endocriniens et seraient une des causes de la baisse de la fertilité masculine. On ne peut toutefois pas affirmer que tous les fruits et légumes bios ne contiennent plus de traces de pesticides. La principale raison est que ceux-ci ont été utilisés pendant des décennies, qu’ils ont durablement pollués les sols et que la plupart des agriculteurs en utilisent encore (un peu plus de 10% des agriculteurs wallons se sont convertis au bio).

Le bio, c’est aussi une philosophie

Même si la qualité nutritionnelle des aliments bios est sujet à caution, il n’en demeure pas moins qu’elle est positive à l’environnement. Le bio s’inscrit dans une philosophie de vie globale. Si l’objectif est de participer au développement d’aliments sains, cela s’accompagne d’autres règles. Produire du bio n’a de sens que dans une agriculture de proximité. Achetez des produits bios qui viennent du bout du monde est un non-sens écologique. L’empreinte énergétique est trop importante. L’agriculture biologique veut aussi s’inscrire des dans circuits courts pour limiter les dégâts environnementaux dus aux transports. Le «vrai» bio, vous le trouverez chez l’agriculteur près de chez vous ou sur des marchés à proximité. Selon plusieurs études, la première motivation pour acheter du bio est «C’est bon pour la santé», la seconde, c’est «Contribuer à la préservation de l’environnement». Les deux aspects sont indissociables d’une philosophie de vie. Libre à chacun de la mettre en pratique.

- équipe de rédaction

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