Vie locale - Les écrans prennent beaucoup de place dans la vie des jeunes

Dans une société où les écrans de toutes tailles se multiplient à une vitesse impressionnante, il est important de pouvoir réguler l’accès, aux plus jeunes, aux différents écrans qui garnissent notre quotidien. La Mutualité chrétienne, en partenariat avec les plannings familiaux luxembourgeois, s’est penchée sur le problème et a voulu chiffrer à quel point les jeunes sont exposés à ces supports audiovisuels.

La télé dans leur chambre

«Les dangers liés à une surexposition aux écrans sont nombreux: addictions, troubles du sommeil, hypersexualisation, sédentarité, etc. C’est d’autant plus important car c’est une période où l’enfant est en pleine construction. Jusqu’à ses 7 ans, le bambin n’a pas la notion de réalité et de fiction. Il peut donc être facilement choqué par ce qu’il voit sur les écrans», affirme Sylvie Reuter, responsable du service Infor Santé de la Mutualité Chrétienne.

Une étude a donc été réalisée dans différentes écoles luxembourgeoises. 47 enfants âgés entre 5 et 8 ans et issus et de milieux socio-économiques différents ont été sondés.

«C’était nécessaire de faire un état des lieux sur l’utilisation et l’impact des écrans chez les plus jeunes. À cet âge, il est difficile pour les enfants de mettre des mots sur des émotions», explique Nicolas Leroy, psychologue au centre de Planning familial d’Arlon.

La télé avant d’aller à l’école

En effet, il résulte de cette enquête des chiffres assez interpellants. 57% des enfants interrogés disent avoir entre 6 à 10 écrans à la maison. Sur les 47 bambins, huit affirment même avoir la télé dans leur chambre à coucher!

«On constate également, avec cette enquête, que 50% des enfants regardent la télé avant de se rendre à l’école. C’est n’est pas rassurant car c’est du «quota d’attention» que l’enfant ne pourra pas utiliser lors de sa journée d’école. D’autant plus que l’enfant arrivera à l’école avec une charge émotionnelle due à ce qu’il aura vu à la télé. Que ce soit des images violentes ou un dessin animé drôle», décrypte Nicolas Leroy.

Il ajoute: «On s’est aperçu que les réalités du terrain étaient bien différentes de ce que l’on conseille aux enfants. Les recommandations idéales de 30 minutes d’écran par jour ne sont quasi jamais respectées».

Sur une note un peu plus rassurante, 78% des enfants ayant visionné des images choquantes ont eu une démarche appropriée suite au visionnage, comme en parler aux parents par exemple.

Au-delà des chiffres, c’est également des constats préoccupants qui sont mis en avant: «les parents manquent d’informations claires et concrètes tandis que les enseignants ne bénéficient pas des outils adéquats pour soutenir les parents», déplore Sylvie Reuter.

Une série de conférences présentant la problématique et les résultats détaillés de l’enquête auront lieu pendant le mois d’avril, de mai et de juin prochains.

«On espère pouvoir créer des débats. On aimerait également que les parents viennent nous donner leurs trucs et astuces pour réguler l’accès aux écrans à leurs enfants», termine Sylvie Reuter. Les inscriptions peuvent se faire sur www.mc.be/parents-lux

LM - équipe de rédaction

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