Vie locale - CSC: Bruno Antoine, président wallon

Bruno Antoine sera le nouveau président wallon de la CSC. «Cette nouvelle fonction ne m’éloignera toutefois pas de la province, assure l’intéressé. Je reste secrétaire fédéral pour la CSC Luxembourg.»

Un nouveau pacte social

«La reprise de la présidence se fera à l’issue du congrès que l’on organise tous les quatre ans. Bruno Antoine succédera au Liégeois Philippe Yerna, ajoute Marc Beker, Secrétaire national de la CSC.Les instances de notre syndicat sont toujours pilotées par une personne qui reçoit son mandat pour quatre ans. Cela permet à cette dernière d’insuffler sa touche personnelle.»

Le congrès qui se tenait vendredi passé à Houffalize devait aussi réserver quelques surprises.

«Cela fait une année que nous le préparons avec les militants, développe encore Marc Beker. Et je peux dire que c’est la première fois qu’on sent qu’ils aspirent à une réflexion sur d’autres thèmes.» Jusque-là, cette réflexion portait essentiellement sur les questions de mobilité, de restructuration, d’économie… «Mais là, ils souhaitent que l’on travaille aussi sur le développement d’un travail de qualité, sur le mieux-être plutôt que l’avoir plus. Ils estiment qu’il faut décloisonner les pratiques. Ils nous demandent qu’on négocie un nouveau pacte social avec le Gouvernement. Le modèle dans lequel on a vécu est arrivé au bout. Il y a quelque chose à réinventer.»

Dans ce contexte, Bruno Antoine souligne pour sa part que la CSC devra rester attentive au bon fonctionnement du GPS wallon (Groupe des Partenaires Sociaux).

«La Wallonie a fait le choix de la concertation. C’est bien mais il faudra veiller que les idées à débattre ne viennent pas que des politiques. Nous devons amener nos propres thèmes et nous assurer que les mandataires jouent eux aussi le jeu.»

Ce sera notamment le cas sur les emplois de proximité et les ALE (Agences Locales pour l’Emploi). «Nous souhaitons remettre rapidement le débat sur la table. Dans ce projet, des bonnes choses ont été réalisées, mais ce n’est pas encore suffisant pour répondre au déficit d’emplois.»

Le transfert des compétences accroît aussi le travail de terrain des syndicalistes. «Nous sommes souvent amenés à dédoubler nos débats car désormais, certaines compétences sont également débattues à la Région. Nous allons donc devoir adapter le travail des militants pour qu’ils abordent tout aussi bien les aspects régional et fédéral,» constate Bruno Antoine.

Quant à l’impact qu’aura sa nouvelle fonction sur notre province, Bruno Antoine espère qu’il sera profitable au Luxembourg et à son développement.

«Car en la matière, il y a des choses à faire, analyse l’intéressé. J’ai actuellement des doutes sur l’existence d’une volonté de développement territorial commune,» affirme-t-il.

Inorganisation structurelle

Pour le syndicaliste, le conseil de développement opérationnel n’existe plus. «En 1999, nous étions les premiers à le lancer. Maintenant, il ne reste plus que Réseaulux où il ne se passe plus rien! Une inorganisation structurelle constitue un handicap pour notre territoire.»

Bruno Antoine met en cause «l’individualisme au niveau politique. Nous sommes divisés. Chacun travaille dans son coin, mais actuellement, il est impossible de se mettre autour d’une table pour réfléchir à un projet fort et collectif. On manque d’ailleurs de moyens pour le faire.»

Il rappelle que récemment le Gouverneur de la province, Olivier Schmitz avait pourtant souligné que des moyens seraient dégagés. «Mais où sont-ils ces moyens? Que font nos parlementaires luxembourgeois wallons? Pourquoi ne les réclame-t-il pas?»

LM - équipe de rédaction

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