Vie locale - Pas de sanction pour les sacs interdits

L’interdiction des sacs plastiques sur les marchés est respectée par la majorité des exposants concernés. La mesure s’applique déjà dans deux communes pilotes, Saint-Gilles et Anderlecht. Dans ces deux communes, les autorités se disent satisfaites jusqu’à présent.

«Nous avons des contacts réguliers avec le concessionnaire des marchés qui fait les contrôles pour voir si la règle est respectée. Nous n’avons pas constaté d’infraction», nous dit Christophe Dielis (MR), échevin de l’Économie en réponse à une interpellation du conseiller communal d’opposition Philippe Debry (Ecolo). «J’ai fait le test et j’ai constaté que, sur le marché de la place de la Vaillance, un des principaux exposants, bien qu’il propose des sacs en papier sur son étal, distribue des sacs en plastique lorsqu’il sert ses clients», nous raconte-t-il. «Le contrôle a l’air un peu léger, cela m’inquiète pour les autres marchés».

Contrôles souples

À l’image d’Anderlecht, Saint-Gilles a adopté cette mesure pour les trois marchés qui se tiennent sur son territoire. «Pour le marché de la place Van Meenen et celui du Parvis, qui sont des marchés de plus petite taille, cela a été relativement facile de faire respecter l’interdiction», nous dit la porte-parole de la commune de Saint-Gilles. «Nous rencontrons un peu plus de résistance pour le marché du Midi où l’interdiction est entrée en vigueur en janvier dernier», ajoute-t-elle. La procédure prévoit que les vendeurs qui sont pris en train d’utiliser des sacs en plastique prohibés reçoivent jusqu’à deux avertissements. Si l’exposant refuse toujours de respecter la règle, il peut être interdit de marché. Bien que des contrôles aient lieu, aucun exposant n’a vu son abonnement résilié, que ce soit à Saint-Gilles ou Anderlecht. «Nous sommes présents sur le marché, nous vérifions à chaque fois mais nous faisons preuve de tolérance», nous dit Alain Walravens, le concessionnaire du marché Van Meenen et des marchés anderlechtois. «Dans l’ensemble, l’interdiction est respectée mais cela ne veut pas dire qu’un marchand ne donne pas des sacs plastique de temps en temps. Certains exposants ne sont pas encore habitués à la mesure», explique-t-il. Dans les deux communes pionnières dans l’élimination de l’usage des sacs plastique, les autorités privilégient l’information et le dialogue à la répression des commerçants, ce qui explique le manque de verbalisation.

Des alternatives trop chères

Sur le terrain, l’accueil de cette mesure est mitigé. «Je pense que c’est bien mais nous avons parfois des soucis avec les clients qui ont l’habitude de recevoir des sacs partout», déclare Ayoub, vendeur de fruits et légumes sur le marché quotidien du Parvis. «Le problème, c’est que les sacs en papier sont plus chers et nous refusons d’augmenter les prix», explique-t-il. Sur le marché du Parvis beaucoup de commerçanst voudraient une alternative moins chère. La commune de Saint-Gilles envisage de leur accorder une aide à l’achat groupé de sacs réutilisables.

L.C. - équipe de rédaction

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