Vie locale - Dragone transforme Aïda en opéra intemporel

Une sobriété qui permet aux amateurs purs et durs d’opéra classique de s’y retrouver. Une œuvre accessible également aux néophytes. Grâce aux costumes, à la puissance expressive des maquillages et à des ballets qui apportent un mouvement bienvenu. Car les artistes lyriques choisis sur un casting international sont des piliers de chair qui, les pieds plantés dans le sol, utilisent l’intégralité de leur corps et pour produire l’énergie du chant. Un panneau lumineux surplombe la scène. Un texte permet, en quelques phrases clés, de comprendre la trame de cet opéra dont tout le monde connaît au moins l’air triomphal des trompettes.

Amour, devoir, soumission

Aïda, c’est le nom d’une princesse éthiopienne déchue et réduite en esclavage. Le général Radamès en est amoureux. Mais son devoir envers sa patrie lui commande d’épouser la princesse égyptienne Amnéris, fille du pharaon.

Un opéra en quatre actes qui fut présenté pour la première fois au Caire en 1871, par Giuseppe Verdi.

Aussi à Forest National

Et qui est joué durant quatre jours au Stadsschouwburg d’Anvers, à guichets fermés il y a quelques jours. Bonne nouvelle pour ceux qui auraient envie de découvrir ce spectacle poignant, cette production sera également présentée à Forest National, le 23 décembre 2017.

En faisant appel à Franco Dragone, Geert Allaert renouait avec un ami qu’il avait connu à l’époque du Cirque du Soleil. Entre-temps, Franco Dragone a fondé ses propres sociétés à partir du siège de La Louvière, produit des shows dans le monde entier. Une évolution encore très peu connue des Flamands. Qui ignorent que les tableaux d’Aïda ont d’abord été dessinés par les artistes du Studio de la rue de Belle-Vue à La Louvière. Les costumes n’ont, en revanche, pas été confectionnés par Dragone Costume.

On se souviendra qu’en 2013 déjà, Franco Dragone avait déjà été prié d’effectuer l’ouverture de la saison au prestigieux théâtre San Carlo de Naples. Il avait respecté l’œuvre à la note près tout en «désobéissant un peu sur le visuel», comme il le déclare d’un œil pétillant. Guerre passionné par l’histoire d’amour en tant que telle, il a plutôt été sensible à l’oppression dont le peuple éthiopien fait l’objet par les Égyptiens. Il y a vu un lieu avec les réfugiés dans les rues de Naples. Une mise en scène symbolique permettait de faire le lien avec nos drames contemporains et d’émouvoir plus profondément le spectateur.

Franco Dragone s’est appuyé sur Michele Mangini pour matérialiser cette mise en scène de toute beauté.

Le chef d’orchestre Borislav Ivanov (étudiant d’Herbert von Karajan) dirige quant à lui avec maestria des airs pétris d’italianité, eux aussi passés à la postérité.

NG - équipe de rédaction

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