Vie locale - L’Opéra Royal de Wallonie plus que jamais ambitieux

Pourquoi modifier une recette qui fonctionne si bien? C’est un peu ce qu’a répliqué Stefano Mazzonis, directeur-général de l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, à une journaliste qui s’inquiétait de ne voir dans la programmation de la saison 2017-2018 ni œuvres allemandes, tchèques… «On ne va pas jouer du Wagner avec notre orchestre», a complété Stéfano Mazzonis. «Je ne monte par ailleurs pas sur un ring. Je ne vais pas faire ici à Liège des choses qui sont aussi produites à Aix ou à Cologne, à une heure de route. Sauf si on trouve une œuvre allemande très peu jouée.» Car la production d’opéras peu ou pas connus est une des marques de fabrique de la maison liégeoise. Ce sera encore le cas en février et mars 2018 avec «Le Domino Noir», d’Auber. Qui a connu un succès incroyable au 19e siècle, puis encore au début du 20e avant de sombrer dans l’oubli pour une raison inexpliquée et inexplicable.

À côté de ces découvertes, il s’agit aussi de proposer des oeuvres beaucoup plus connues, mais via des productions originales. «On essaye aussi de proposer des œuvres qui n’ont plus été vues depuis un certain temps à Liège.» Ce sera bien le cas avec Manon Lescaut (plus jouée depuis 1994), Norma (1997) ou encore La Favorite (2001). Au programme, encore: Rigoletto, Carmen, Les Noces de Figaro, La Dona Del Lago et MacBeth. «Soit un total de 9 productions dont 8 nouvelles. Seul Rigoletto est une reprise.»

Cet équilibre entre grands classiques et pièces moins connues fonctionne à merveille. En 2016, pas moins de 95.000 personnes auront poussé les portes de l’opéra liégeois pour 213 spectacles (dont 59 opéras), activités… Le taux de remplissage est assez extraordinaire puisqu’au cours de la saison qui s’achève toutes les représentations auront affiché complet! «Nous sommes surtout heureux de constater que 45% du public vient d’ailleurs que la province de Liège. C’est un taux en augmentation. Ce public vient à Liège au spectacle. Mais fait du shopping, prend un café ou va manger, achète… Bref, l’ORW est un réel acteur économique local. On a quelque part créé du tourisme culturel.»

L.M. - équipe de rédaction

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