Vie locale - Ils élaborent un muesli pour chiens à Braives

Près de 70% des Belges accueillent un animal domestique, dont une grande majorité de chiens. Une passion qui a un coût: la dépense moyenne pour un chien est de 1.219 euros par an, dont environ 800 euros rien que pour les aliments.

Gérald Heine, un Hutois et Eric Deryde ont décidé d’innover dans ce secteur. Leur société Beta Max Concept, installée à Braives, développe déjà une gamme de produits de soins, tel que des shampoings et des colliers. Cette année, ils ont décidé de se lancer dans les aliments. Avec l’aide d’un vétérinaire comportementaliste, ils ont élaboré une recette pour lancer un aliment particulier: le dîner muesli de Flair Food.

Aussi pour les chats

«Le chien est un loup domestiqué qui a dû s’habituer à une vie sédentaire, explique Gérald Heine, directeur de Beta Max Concept. Ce n’est pas un carnassier exclusif. En général, on lui donne trop de viande. Les croquettes que l’on vend habituellement en magasin comportent aussi en général beaucoup d’additifs qui font grossir les chiens. On estime qu’entre 30 à 40% des chiens sont en surpoids. Notre produit est destiné aux maîtres qui ont envie de passer au naturel mais n’ont pas toujours forcément le temps de préparer eux-mêmes la nourriture de leur animal. Nos produits de base sont tous naturels, un mélange végétal de légumes et de céréales, dont l’excédent d’amidon a été gélifié et d’huile de saumon. Nous n’ajoutons aucun conservateur sel, sucre ou autre produits chimiques.»

Selon Gérald Heine, le muesli canin «qui convient aux chiens de toute race et de tout âge» permettrait aux chiens un peu trop gras de perdre un peu de poids Avant d’être consommé, il faut ajouter à l’aliment sec le même poids en eau.

Gérald Heine et Eric Deryde n’ont pas déposé de brevet pour leur concept «Flair Food.»

Les croquettes sont fabriquées pour l’instant par un sous-traitant, mais les deux entrepreneurs espèrent pouvoir un jour lancer leur production à Braives. «Cela nécessiterait un investissement tournant autour des 2,5 millions d’euros. Notre espoir est de produire plusieurs milliers de tonnes de croquettes par an» Autre projet: lancer un type d’aliment similaire destiné aux chats: «la recette est plus compliquée à élaborer, mais nous espérons y arriver pour la fin de cette année» conclut Gérald Heine.

L.M. - équipe de rédaction

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