Vie locale - Sarah n’est ni pouffe ni moins

Qui es-tu Sarah?

Il y a le côté Sarah, timide et sérieux, et le côté Grosjean, pleine d’humour. Je me vois plutôt comédienne, même si j’ai l’étiquette d’humoriste parce que je me suis presque toujours orientée vers des chemins où je déconne. Tant que les projets dans lesquels je m’implique sont décalés, ça m’intéresse, même si je rêve de faire un maximum de choses et d’évoluer dans le cinéma. Et puis être humoriste a un côté stressant: on attend tout le temps que tu saches faire des blagues et je préfère que ça soit plus spontané… Mais quand je peux en placer une, je la place.

Quel a été ton parcours avant d’atterrir au Grand Cactus et chez Pure FM?

J’ai d’abord étudié la communication et puis j’ai gagné un concours au carrefour des comédiens dans le cadre du Festival international du Film policier de Liège, et ils m’ont offert les études au cours Florent à Paris.

Après les études, j’ai créé une pièce intitulée «Bilboquet en famille» et on a essayé de la jouer au maximum avec mon équipe, même si c’était parfois un peu compliqué.

Ensuite, j’ai découvert le Kings Of Comedy, une académie pour apprendre à faire de l’humour, située à Bruxelles, et c’est comme ça que j’ai creusé vers l’humour. Après un stage d’une semaine, j’ai pu présenter mes sketches sur scène et je me suis prise au jeu.

À force d’écrire et de monter sur scène, j’ai rencontré James Deano qui préparait déjà l’émission du Grand Cactus. L’équipe cherchait une fille humoriste et c’est comme ça que j’ai commencé.

En ce qui concerne Pure FM, je m’y étais rendue pour défendre ma pièce de théâtre et ils m’ont proposé de réaliser des chroniques humoristiques toutes les semaines, et je me suis prise au jeu.

Tu intègres dans certains sketchs – et surtout pour ton personnage de Jessica des pouffes dans le Grand Cactus – un accent liégeois bien tranché? Nom di Dju, ça sort d’où, ça?

En fait, quand j’étais à Paris, je riais beaucoup de mon accent liégeois, surtout dans cette ville, à travers mes sketches.

Je ne le cache pas mais j’ai un accent liégeois, mais pas autant que sur scène. J’aime en rire et le pousser. Ça marche toujours.

On me dit d’ailleurs souvent qu’il y a un décalage entre ce que je suis et ma manière de parler. J’aime aussi le côté authentique et sans prise de tête qu’on aime en Belgique.

Quand je peux en placer une, je la place!

Si tu ne devais choisir qu’un seul sketch dans ceux que tu as fait, ce serait lequel?

Je me retrouve assez bien dans «Les pouffes» parce que ça me fait vraiment marrer.

Qu’est ce qui t’inspire pour rédiger tes chroniques?

Soit ce sont des choses qui me parlent - parfois je regarde ce qu’il se passe en terme d’actu - mais je m’inspire surtout de mes potes.

Par exemple, ma chronique «Comment draguer un baraki» vient de mon envie de faire des portraits avec un décalage, comme «Comment rester classe en étant bourrée». J’adore ce qui est absurde.

Qui admires-tu?

J’adore les troupes: Les Inconnus, Les Nuls, Les Robins des Bois, Kad et Olivier. (En fait tous ceux qui faisaient «la grosse émission dans les années 90» et Jonathan Lambert aussi, pour les personnages. En stand, j’aime beaucoup Gaspard Proust. Et puis pour les femmes, j’adore Chantal Lauby et Marina Fois car elles sont pour moi des comédiennes avant d’être des humoristes. Elles ont su combiner les deux, et j’adore leur univers.

On t’a vue récemment dans le clip «La Confusion» de Dalton Télégramme, tu avais envie d’explorer des nouvelles pistes?

Oui, ça m’intéressait d’autant que je pouvais montrer d’autres choses que je peux faire. J’ai aussi adoré faire la scène de colère dans le clip, j’ai vraiment tout donné parce que je voulais que ça soit cohérent. Le côté vintage et décalé me plaisait énormément.

Qu’est-ce qui te fait hurler de rire?

Mes potes, mon entourage, l’autodérision, avec laquelle on peut se permettre de se casser mutuellement, mais finement. C’est un peu à celui qui lâchera la meilleure vanne. J’aime aussi Le côté un peu sarcastique d’être très sérieux pour lâcher une vraie, vraie connerie, et les gens qui se prennent trop au sérieux alors qu’il n’y a rien derrière. Les looseurs qui se la pètent, en fait, m’amusent beaucoup!

Ton expression liégeoise préférée?

Mettre un «’ti» au bout de chaque phrase. Genre: «Quéne chance, ti!»

Ton endroit préféré à Liège?

J’adore manger chez Punto & Pasta, boire un verre au Verre Bouteille ou au Caffe Internazionale et me rendre au Sauvenière.

Ton modèle liégeois?

J’adore Bouli Lanners. Je rêve de rentrer en contact avec lui mais j’ai trop peur qu’il refuse (un appel est lancé!). Son authenticité, sa profondeur et sa personne me fascinent.

Ton plat liégeois préféré?

Le boulet!

Ton truc de pouffe préféré?

C’bien simple, c’pas compliqué!

L’article est paru sur le site www.boulettesalaliégeoise.be

L.M. - équipe de rédaction

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