Vie locale - «Avec Éric Domb, on ne s’est pas compris»

- Le projet «Nassonia» est abandonné. Regrettez-vous la décision prise par la majorité et par vous-même, lors du dernier conseil communal, à propos du cahier spécial des charges pour la location des droits de chasse?

«Non. Je n’ai pas d’état d’âme par rapport à ce projet-là. Lorsqu’Éric Domb m’a fait part de son idée, voici plus d’un an, j’ai trouvé l’idée séduisante. Mais lorsque je lui ai demandé d’approfondir, je suis resté sur ma faim. Je n’ai jamais vraiment eu de réponses aux questions que je posais.»

- Avez-vous eu des contacts avec Éric Domb depuis?

«Non. La dernière fois que je l’ai eu au téléphone, c’est le jour du conseil communal. Il me demandait de reporter le point, le temps que la Région wallonne présente sa proposition.»

- Il n’est pas le seul à l’avoir demandé. Plusieurs parlementaires wallons et la minorité ont formulé le même souhait. Pourquoi ne pas les avoir suivis?

«Parce qu’au niveau communal, il devenait urgent de prendre position. Au niveau de ce dossier, nous sommes déjà très en retard. On risquait d’être hors délai. Il faut savoir qu’à Nassogne, pour respecter un certain équilibre au niveau de la forêt, il faut chasser. C’est valable pour n’importe quel gestionnaire tout simplement parce que les prédateurs du gibier ne sont pas présents dans nos forêts. Et personnellement, je n’ai pas très envie d’avoir des ours, des loups ou des lynx en quantité (rires). En outre, une chasse ne s’improvise pas. Il y a toute une infrastructure à mettre en place avant. Trouver des chasseurs intéressés par un bail à courte durée ce n’est, en outre, pas évident. Ils ne sont pas toujours prêts à investir pour quelques mois. Pour un bail de neuf ans, cela suscite déjà plus d’intérêt.»

- Que dites-vous à ceux qui critiquent le cahier des charges?

«Nous nous sommes nourris de l’expérience vécue au cours de cette dernière année pour le faire évoluer. Cela concerne tout aussi bien les conditions de nourrissage que la manière de chasser. Ce n’est pas un retour en arrière, juste une adaptation. Mon but est avant tout d’utiliser les outils mis à ma disposition pour mettre sur pied une bonne gestion cynégétique.»

- Pensez-vous qu’il peut y avoir une marche arrière dans ce dossier?

«La balle n’est pas dans mon camp. Je n’ai pas de griefs à formuler contre Éric Domb. Je pense juste qu’on ne s’est pas compris, sans doute… Depuis le début, notre relation était un peu compliquée. Je regrette un peu un manque de transparence de sa part. Il n’a pas toujours eu ce respect de l’interlocuteur. Je salue tout ce qu’il a développé comme projets mais de ce fait, je constate également que lorsqu’il claque des doigts, tous les médias le suivent. Et il n’est pas toujours aisé de se faire entendre.»

- Vous comptez vous présenter aux prochaines élections communales. Pensez-vous que ce dossier aura des répercussions sur le vote des citoyens en votre faveur?

«Sans doute que cela aura une incidence auprès de certaines personnes. Mais je reste à leur disposition pour leur faire comprendre pourquoi nous avons agi de la sorte.»

- Comment envisagez-vous désormais la gestion de la forêt de Nassogne?

«Je souhaite mettre en place un conseil consultatif rassemblant tous les acteurs de la forêt. Un appel va être lancé aux citoyens. L’un des points d’attention sera de voir comment veiller à faire évoluer la forêt au regard du réchauffement climatique.»

LM - équipe de rédaction

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