Vie locale - Le livre de Culot: une déclaration d’amour

Encore un bouquin politique? Pas du tout. Si «Toute la ville devant soi», le livre que le Maire de Virton François Culot vient de publier chez «Image Publique» évoque bien évidemment son travail de politicien, l’essentiel est ailleurs. Au fil de ces 180 pages, celui qui a lâché son métier de notaire pour s’impliquer à 200% dans celui de Maire se raconte.

Il s’y confie à Bérengère Deprez, qui a rencontré le bourgmestre à maintes reprises, durant deux ans, pour l’interroger sur ce qui le fait vibrer: sa commune, bien sûr, où il est né en 1961 avant d’en devenir le maire, cinquante ans plus tard. Mais aussi les rencontres avec les gens, ce qui constitue d’ailleurs le point commun principal avec son ancien métier de notaire, où dans l’un comme dans l’autre «on travaille pour aider les gens» (p. 125). On sent au fil de ces pages un amour inconditionnel, immodéré, de François Culot pour la ville et la commune qui l’ont vu naître, grandir, fonder une famille… «Mon seul parti, c’est Virton. J’y suis né, j’y vis, je m’y sens bien», écrit celui qui avoue «parler tout le temps de [sa] ville» (p.175).

Est-ce à dire que pour les non-Virtonais, le livre risque de manquer d’intérêt? Que l’on se rassure: il y a dans ce bouquin 1001 choses à lire et à découvrir, et il faudrait être bien difficile pour ne pas y trouver ici ou là matière à réflexion, ou tout simplement de quoi attiser sa curiosité.

Car François Culot, lorsqu’il ne parle pas de sa ville, évoque les grandes questions de société qui lui tiennent à cœur: l’écologie, la place de la religion dans la vie d’un homme («je suis un chrétien qui s’assume»), la guerre et la liberté, la culture, etc.

Mais c’est surtout lorsqu’il se confie sur ce qui a fait de lui l’homme qu’il est devenu que François Culot intéresse. On y apprendra ainsi tout un tas de choses sur sa vie, du plus anodin (saviez, par exemple, que le Maire de Virton est tatoué, qu’il voue un culte à l’Orval ou qu’il avait couru le marathon de New York?) au plus intime: sa relation avec Sylvia, son épouse, et leurs trois filles; son amour pour l’Afrique, où il n’exclut pas un jour d’aller y travailler dans l’humanitaire; la relation spéciale qu’il entretenait avec son grand-père (qui lui léguera d’ailleurs le clairon que l’on voit sur la couverture, et dont l’historie est racontée dans ces pages); son expérience dans un kibboutz, etc.

Bref, il y a de ce livre à boire et à manger, comme on dit, et les chapitres – présentés sous forme d’abécédaire – peuvent à la limite se lire dans le désordre, au gré de l’intérêt rencontré par le lecteur. Si l’on s’agacera parfois de cette volonté un peu vaine du Maire de vouloir remercier ou saluer tous ceux qui, de près ou de loin, ont collaboré avec lui ou ont œuvré pour la Ville, on ne pourra toutefois pas reprocher à François Culot de manquer de sincérité. Chaque paragraphe, ou presque, transpire de sa passion. Et l’amour qu’il porte aux siens, au sens large, transparaît à chaque page.

Il faut dire que François Culot est un optimiste (il consacre d’ailleurs tout un chapitre à la question, lire aussi ci-contre). C’est d’ailleurs ce qui a plu à son éditeur, Thierry Delperdange: «c’est vrai, son optimisme m’a touché. De même que la justesse de son engagement, et le courage qu’il lui a fallu pour prendre des chemins de traverse», conclut-il.

Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 19.90€.

Romain Goffinet - équipe de rédaction

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