Vie locale - Les communes ont délivré moins de permis de bâtir

Pas évident de se faire une place dans notre belle capitale! Depuis quelques années, le nombre de permis pour les nouveaux logements est en baisse dans la région bruxelloise. Alors que Bruxelles comptait 2.619 nouveaux logements en 2014, elle n’en a accueilli que 1.071 en 2016. Une statistique qui varie en fonction des années mais également en fonction des communes. Parmi les communes où cela bouge le plus, on retrouve Berchem-Sainte-Agathe, Molenbeek ou encore Evere. La première est même parvenue à décupler le nombre de permis délivrés pour de nouveaux logements, passant ainsi de 10 en 2015 à 101 en 2016! Pour Evere, même si la différence est moins conséquente que chez ses collègues berchemois, le nombre de permis octroyés pour des nouveaux logements a lui aussi fortement augmenté. «Il y a plusieurs raisons qui peuvent expliquer cette différence», explique Fatiha Saïdi (PS), l’échevine en charge de l’Urbanisme à Evere. «Tout d’abord, nous avons reconverti pas mal de bureaux en logements, notamment rue de Genève ou encore rue Colonel Bourg», assure l’échevine. «La deuxième explication est que nous avons accepté deux ou trois projets communaux de grande ampleur», poursuit-elle.

Ce chiffre varie également en fonction de l’architecture. Si à Evere, il y a de nombreux bureaux vides qui peuvent être reconvertis en logements, d’autres communes n’ont pas cette opportunité. Plusieurs communes de la capitale arrivent ainsi à leur capacité maximale, ce qui explique la diminution globale des permis délivrés dans la région bruxelloise.

«Toutes les communes arrivent tout doucement à saturation. Il faut faire face à un boom démographique», explique Fatiha Saïdi. Dans les communes qui ont diminué le nombre de permis de bâtir, on retrouve Forest et Schaerbeek. «Nous avons délivré de nombreux permis en 2014 ainsi qu’en 2015, c’est ce qui explique cette année plus ‘creuse’», explique Jean-Claude Englebert (Ecolo), l’échevin qui s’occupe de l’Urbanisme à Forest.

«Cela fonctionne par à-coups’, en fonction des projets mis en place», poursuit-il. «De plus, quelques projets ont été retardés, voire même refusés», affirme l’échevin, rappelant le cas du projet Wiels et ses 229 logements. «Mais ce chiffre va à nouveau remonter dans les années à venir, même si nos terrains sont limités», conclut-il.

Des chiffres étonnants

À la grande surprise des échevins d’Ixelles et de Bruxelles-Ville, le nombre de permis délivrés dans ces communes est en baisse. «Je suis assez surpris car le nombre de dossiers a fortement augmenté. Nos agents ont remarqué une hausse de 20%», explique Geoffroy Coomans (MR), l’échevin bruxellois en charge de cette compétence.

«Nous avons de plus en plus de permis traités par notre service, surtout en ce qui concerne les rénovations. Je suis donc étonnée par cette diminution mais il faut voir comment ces statistiques ont été calculées et voir si le Cobat (code d’urbanisme) ne les a pas influencées», conclut l’échevine en charge de l’Urbanisme à Ixelles Nathalie Gilson (MR).

L.C. - équipe de rédaction

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