Vie locale - Mons-Paris: une desserte à l’étude

Lundi 30 mars 2015, des représentants politiques PS-cdH et Ecolo de la région menaient une action symbolique sur les quais de la gare de Mons contre la suppression du Thalys. Ce jour-là, le train international s’arrêtait pour la dernière fois dans la cité du Doudou. Depuis, les habitants de Mons-Borinage qui veulent se rendre en train à Paris doivent d’abord passer par Bruxelles ou Lille. Aberrant! D’autres solutions sont aujourd’hui sur la table…

Officiellement annoncée en février 2015, la suppression du Thalys sur la dorsale wallonne avait provoqué les foudres des navetteurs et de politiques. Jacqueline Galant, à l’époque ministre fédérale de la Mobilité, annonçait que la dorsale wallonne représentait un déficit de 5,4 millions d’euros par an… Autre élément défavorable au maintien de la ligne, il fallait réaliser de gros travaux pour améliorer la sécurité.

Depuis, les voyageurs sont obligés de se rendre à Lille ou à Bruxelles pour monter dans le train international à destination de la capitale française. D’autres alternatives existent à partir de Maubeuge ou de Valenciennes (lire ci-contre). Aujourd’hui, il est évident que la suppression «temporaire» annoncée par l’ex-ministre Galant en 2015 est devenue plus que probablement définitive d’autant que Thalys est, depuis le 1er avril 2016, une entreprise ferroviaire privée, laquelle décide bien sûr de son offre.

Les habitants de la région de Mons-Borinage peuvent-ils espérer à l’avenir une solution plus simple pour se rendre à Paris en train? C’est en tout cas à l’étude. Le ministre de la Mobilité François Bellot (MR) a en effet demandé à la SNCB d’étudier plusieurs options de dessertes au départ de villes wallonnes à destination de Paris. Dans cette étude, deux options sont retenues pour créer une nouvelle liaison: soit en passant par Namur, Charleroi, Erquelinnes, Maubeuge puis Paris, soit Namur, Charleroi, Mons, Quévy, Aulnoy, Paris. «J’attends les analyses avec les possibilités techniques et les coûts que ces liaisons pourraient représenter», a répondu fin mars le ministre François Bellot au Parlement.

Soutenir l’étude à l’idea

Renseignements pris ce vendredi au cabinet du ministre libéral, le rapport technique quant aux liaisons envisagées n’est toujours pas terminé et aucun timing n’est annoncé.

Informé de cette étude, le chef de groupe MR à Mons compte bien appuyer l’option qui permettrait aux Montois de prendre à l’avenir le train depuis «leur gare» pour se rendre à Paris.

«Je proposerai une motion au prochain conseil communal, intervient Georges-Louis Bouchez, et en tant qu’administrateur de l’IDEA, je proposerai d’ajouter ce point à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration afin de soutenir cette initiative qui permettrait de remplacer le Thalys.»

L’avantage de cette nouvelle liaison est qu’elle ne nécessiterait pas d’importants investissements pour la SNCB.

Reste à savoir du côté français, comment la SNCF réagira par rapport à cette nouvelle liaison. Le chemin de fer français doit de son côté également analyser la pertinence de la desserte envisagée et analyser son coût.

Vu que la demande émane essentiellement de la Belgique, il y aura forcément un rapport de force au niveau de la négociation entre la SNCB et la SNCF…

LP - équipe de rédaction

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