Vie locale - Vos vacances en Dordogne, à la découverte de Sarlat et de Lascaux

Première étape, après un vol Charleroi-Bergerac très pratique: le village de Trémolat et son bel hôtel 4 étoiles, le Vieux Logis, dans un ancien prieuré. Même s’il est tentant de rester dans le joli jardin, traversé par une rivière, une visite des chambres (toutes différentes) s’impose, notamment celle qu’a occupée Arthur Miller. La salle à manger du restaurant gastronomique, dans un ancien séchoir à tabac, se révèle très originale, avec ses «box» qui assurent confort et intimité aux convives.

Notre guide nous emmène ensuite découvrir la plus belle vue sur la vallée de la Dordogne, à partir de l’impressionnante forteresse médiévale de Beynac. Le logement se fera à Sarlat, au Renoir, un établissement fréquenté par de nombreux acteurs durant le Festival du Film de Sarlat.

Visite nocturne de Sarlat

Le lendemain est un samedi et les rues de Sarlat sont envahies par le marché, un des plus beaux du Sud-Ouest. Mais un autre marché attire notre attention: les halles couvertes qui occupent l’ancienne église Ste-Marie, désacralisée. Le bâtiment a été rénové par l’architecte Jean Nouvel, originaire de Sarlat et que l’on peut croiser régulièrement sur le marché. Il a posé ici un geste fort et audacieux, en dotant l’ancienne église d’une énorme porte, très lourde.

Il a également aménagé un ascenseur panoramique, tout en transparence, dans l’ancien clocher. Arrivé au sommet, on a une vue inédite sur les toits de la ville et l’on peut compter ses nombreuses «tours de noblesse», dont les nobles dotaient autrefois leurs maisons pour afficher leur rang.

Cependant, c’est le soir venu que nous ferons une visite envoûtante de Sarlat, en compagnie d’une guide conteuse passionnée par son sujet. La ville a fait le pari de s’équiper d’un éclairage au gaz et ses candérables assurent une lumière douce, comme celle d’une torche. Préservée, Sarlat est restée telle qu’elle était au Moyen Âge, avec ses ruelles tortueuses et ses anciennes bâtisses. À retenir: la maison d’Étienne de La Boétie et la Lanterne des Morts.

Le fantôme de Joséphine Baker

Une autre rencontre passionnante se fera à quelques kilomètres de là, au Château des Milandes, toujours hanté par le fantôme de Joséphine Baker qui avait acheté ce château en 1947 et qui y a vécu, avant d’en être expulsée. Sa nouvelle propriétaire, Angélique de Labarre, collectionne ce qui a trait à la célèbre chanteuse américaine et a fait de son château «la maison de Joséphine Baker». Au-delà de la réputation sulfureuse de la danseuse dénudée (simplement vêtue de la fameuse ceinture de bananes), Angélique veut lui rendre justice et évoque notamment son comportement héroïque pendant la seconde guerre mondiale.

Mais il est temps de quitter Joséphine: un des plus beaux villages de France nous attend, La Roque-Gageac, où il est bon de faire une balade en «gabare», un bateau à fond plat, sur la Dordogne. Deux autres visites sont intéressantes à proximité: le jardin exotique de La Roque-Gageac et les buis sculptés du jardin suspendu de Marqueyssac.

Les peintures rupestres de Lascaux

Le dimanche matin, vient le moment le plus attendu de notre voyage de presse: la visite de Lascaux 4, la nouvelle reconstitution de la célèbre grotte.

Une visite troublante et émouvante: pourquoi des humaines ont-ils voulu, il y a 20.000 ans, dessiner les chevaux, les bisons et les aurochs qui les entouraient? Lascaux 4 a ouvert en décembre 2016 au sein du Centre international d’Art pariétal à Montignac. Elle s’inscrit dans la lignée de la grotte originale (fermée en 1963), de Lascaux 2 (la réplique partielle ouverte en 1983) et de Lascaux 3 (une exposition itinérante à travers le monde démarrée en 2012). Une scénographie moderne fait la part belle aux nouvelles technologies et à l’interactivité.

Cabanes perchées

C’est déjà la fin de notre voyage mais nous avons encore le temps de visiter le beau cloître de Cadouin, le château de Biron et ses étonnantes expositions d’art contemporain. La découverte du château de Monbazillac, ce sera pour une autre fois. Un avion nous ramène le lundi matin de Bergerac à Charleroi, après une nuit insolite dans les cabanes perchées du Moulin de Surier: un camping 4 étoiles qui a fait le pari de se doter d’un restaurant gastronomique.

La nuit fut bonne, dans le calme absolu, au plus près de cette nature que le Périgord noir a su préserver…

Ch. Rasir - équipe de rédaction

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