Vie locale - Sur les pas de Victor Hugo dans la ville

Ce samedi 22 avril a eu lieu le coup d’envoi de l’exposition qui met à l’honneur plusieurs artistes. «L’œuvre de Victor Hugo a quelque chose de singulier, de spécifique, il n’y a que des textes et très peu de visuels. Dans notre recherche d’artistes, il fallait une œuvre visible tout en étant didactique et interactive,» admet Manuella Valentino, conservatrice patrimoine de l’Unesco à Mons.

«On a donc lancé un appel d’offres aux artistes. Certains ont répondu présent, d’autres non. Ce que nous recherchions, c’était avant tout de l’originalité et une accessibilité aux visiteurs, il fallait en quelque sorte vulgariser une œuvre complexe. Dans cette démarche, l’art était vu comme un moyen de se réapproprier les créations de Victor Hugo,» poursuit-elle.

Une fois la prospection terminée, le choix s’est porté sur un trio: un duo composé de François Cys et Eric van Ovelaer, Evol Play, qui proposera un spectacle sonore et une artiste de la région, Sara Conti qui réalisera une exposition à travers la ville.

«Le contact avec Manuella remonte au mois de décembre. J’ai ensuite soumis mes dessins qui ont subi quelques transformations par la suite. Ce sont des croquis vectoriels,» explique l’artiste montoise.

Les œuvres de Sara sont visibles sur le chemin qui mène de l’artothèque au beffroi en passant par la collégiale.«Mes dessins sont dispersés, et les principaux personnages sont les personnes qui ont occupé une place dans la vie de Victor Hugo comme Adèle Foucher, Julie Drouet ou encore Napoléon III, qui est la principale raison de son exil. Grâce à ce projet, j’ai aussi pu réaliser l’un de mes rêves qui est de pouvoir coller, exposer sur une église.»

Le duo, Evol Play, est composé de François Cys et Eric Van Osselaer travaillent avec des objets de la vie quotidienne et obtiennent un son particulier. «De mon côté, j’arrive à faire de la musique avec des vélos sonores appelés des cyclophones. Eric, pour sa part, fait de la musique avec des légumes,» explique François Cys.

«Pour cette commande particulière, on a travaillé étape par étape, avec tout d’abord la création du contenu sonore avec des comédiens qui ont campé les rôles des différents protagonistes,» développe-t-il.

François Cys a réussi à donner vie aux personnages grâce à une série d’effets. «C’est un petit plus pour matérialiser la présence d’un individu avec des bruits de pas. Il y a un système avec deux baffles, d’un côté et de l’autre de la pièce.»

Outil étonnant

Eric van Osselaer vous invite à découvrir le cœur de l’œuvre grâce à un outil utilisé loin de son usage habituel, un stéthoscope. «Il y a 15 ans, l’idée m’est venue alors que j’étais posé avec mon verre d’Orval. J’ai posé mon stéthoscope dessus, et je me suis rendu compte que ça produisait un son avec des vibrations, avec de l’acoustique. Pour ce projet, on a clairement pris des risques au niveau technique. On s’est approprié le contenu avec les acteurs notamment,» étoffe-t-il.

Durant la visite, il vous sera permis de vous habituer à l’utilisation de cet outil étonnant. «Il faut laisser le temps au public de s’approprier le stéthoscope ainsi que l’acoustique, savoir que la manière dont on appuie sur la statue, les fréquences vont changer,» conclut Eric.

LP - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale