Vie locale - 28 années au service du centre culturel de Huy

À l’époque, la gestion de la billetterie était laborieuse. «Au tout début, on écrivait le nom de la personne et son numéro de place sur du papier carbone», raconte la secrétaire. «On imprimait des plaquettes entières que l’on superposait au plan de la salle.»

Au fur et à mesure des années, le nombre de personnes fréquentant le Centre culturel n’a cessé de croître, indique Jacqueline Dessart. «C’est ce qui me plaisait le plus: le contact avec les gens», sourit-elle. «Parfois, on me reconnaît même dans la rue. C’est une sacrée reconnaissance.»

Elle ajoute que la majorité du public de cet établissement est composé des abonnés. «Dans les premières années, on passait une nuit de samedi à dimanche pour les préparer», se souvient-elle.

Les personnes fréquentant le Centre culturel ont également changé. «Le théâtre était beaucoup plus bourgeois dans le temps», explique-t-elle. «Quand je gardais les enfants de ma voisine alors que j’étais adolescente, je me souviens la voir sortir en longue robe pour s’y rendre. Jamais je n’aurai pensé y travailler plus tard!»

«Villeret: un timide!»

Outre des spectateurs, Jacqueline Dessart a bien évidemment croisé de nombreuses stars au fil de sa carrière. «J’ai notamment vu Grand Corps Malade», dit-elle. Mais la Hutoise préfère le cinéma à la musique. «Je me souviens de Jacques Villeret, un grand timide», évoque-t-elle. «On le voyait arriver de loin, la main déjà tendue pour dire bonjour, c’était amusant.»

Elle se souvient aussi de Raymond Devos qu’elle qualifie «d’exceptionnel», de Jean Rochefort ou encore de Josiane Balasko.

L.M. - équipe de rédaction

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