Vie locale - Un coup de pouce wallon pour consommer local

Manger des produits de saison cultivés près de chez nous, on aimerait bien. Parce que les légumes qui ont poussé juste à côté sont bien plus frais que ceux qui remontent d’Espagne sur palettes… Parce qu’on en a assez d’acheter des produits qui traversent le continent, qui ont été arrosés de conservateurs pour garder cette apparence de frais, de plus en plus de Wallons veulent soutenir les producteurs wallons, ceux du coin de leur rue, et manger de saison. Le hic, c’est qu’on ne sait pas toujours où acheter et qui produit?

Le Gouvernent wallon a compris cette préoccupation citoyenne, en prenant des mesures pour favoriser les «circuits courts», cette nouvelle manière de consommer «local», combinée à la volonté et l’enthousiasme de producteurs qui y voient aussi une manière de vivre correctement de leur travail.

«Un nombre croissant de consommateurs en effet privilégie la production locale pour des raisons diverses: santé, environnement, qualité différenciée, bien-être animal, recherche d’identité du produit, recherche d’un lien social», expliquait cette semaine Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Économie et de l’Innovation qui a chargé l’Agence pour l’Entreprise & l’Innovation (AEI) de lancer un appel à projets pour soutenir le développement des filières et circuits courts. Pour le ministre, «le consommateur wallon est de plus en plus soucieux de l’origine et de la qualité de ses produits alimentaires. Les filières courtes favorisent le développement de l’économie locale et le citoyen accorde une importance accrue à la réduction du nombre d’intermédiaires permettant d’assurer un revenu équitable au producteur et dans le même temps un juste prix au consommateur».

Un projet, initié en Wallonie picarde, a été retenu par la Wallonie. «FoodWapi», regroupant plusieurs acteurs (IDETA, Entreprendre.Wapi, Parc Naturel des Plaines de l’Escaut, Parc Naturel du Pays des Collines, CARAH) entend couvrir l’ensemble du territoire dont le potentiel, en termes de capacité d’achats, repose sur 350.000 habitants.

Du champ à l’assiette

Concrètement, comment va se monter le projet chez nous? Et comment les producteurs ou candidats-producteurs, ces acteurs de la proximité, seront-ils approchés et intégrés? Et comment les consommateurs seront-ils informés? Le travail a visiblement commencé.

«Tout est à faire», confie Saskia Bricmont, chargée de mission à l’intercommunale Ideta, «nous allons constituer une plate-forme collaborative», sur laquelle chacun pourra se faire connaître, «des contacts sont pris avec les communes de Wallonie picarde et nous travaillerons avec les ADL (agences de développement local), là où elles existent». L’idée, à terme, est de constituer un inventaire précis en Wallonie picarde de ce qui existe, mais aussi de déterminer les besoins dans la région. «Un diagnostic territorial pour dégager un plan d’action propice au déploiement d’initiatives, de production et de commercialisation de produits locaux». Un événement public devrait lancer cette opération.

NG - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale