Vie locale - Une 58e édition mitonnée à 4 mains

L’affiche de la 58e édition du festival de Théâtre de Spa a été dévoilée ce jeudi dans la cité thermale, tout comme le futur directeur de l’asbl Festival de Théâtre de Spa, Axel de Booseré, désigné par le conseil d’administration du festival en novembre dernier. Futur car cette édition a essentiellement été réalisée par la directrice sortante Cécile Van Snick, comme l’explique Axel de Booseré: «Ce festival, c’est vraiment Cécile Van Snick qui l’a concocté. Je suis arrivé en mars, et j’ai pu lui proposer quelques spectacles, mais le principal était déjà fait. Un festival, ça ne se fait pas sur quelques mois. Je suis d’ailleurs déjà en train de travailler sur l’édition 2018.» Le directeur prendra les rênes seul dès octobre.

Toutefois, Axel de Booseré a déjà pu apposer, par petites touches, sa marque de fabrique à cette édition avec des spectacles où la langue n’est pas au centre de la représentation et plus visuels. «Il y aura un mélange de théâtre/musique ou de théâtre/vidéo, mais également du théâtre objet ou avec bruitage», commente-t-il. De quoi donner le ton pour les prochaines éditions. «J’hérite d’un festival qui fonctionne très bien, avec environ 10.000 spectateurs à chaque édition. Ma volonté est aussi de leur proposer des spectacles qui ne sont pas en rupture avec ce qu’ils apprécient à Spa, mais en même temps d’ouvrir le festival vers d’autres publics, notamment des touristes qui ne parlent pas spécialement le français. J’espère faire venir des touristes culturels internationaux!»

Pour en revenir à cette édition 2017, Cécile Van Snick a vraiment cherché à refléter «la richesse actuelle proposée par les différentes troupes et la pluridisciplinarité de celles-ci au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles». Des classiques revisités, auxquels le nouveau directeur annonce qu’il restera sensible, sont donc au programme. Comme la version, plus contemporaine, de la pièce «On ne badine pas avec l’amour» de Musset, proposée par le théâtre de la Chute.

Citons encore «Bouvard et Péruchet», de Gustave Flaubert, et «L’affaire de la rue Lourcine», d’Eugène Labiche. Le festival fait également de la place à trois créations à découvrir: «Jours Radieux», «Caméléon» ainsi que «la Solitude du Mammouth».

Une programmation qui aborde aussi des thématiques d’actualité telles que la montée des extrêmes, la solitude, la vie en maison de repos, tout en gardant des notes plus légères avec «BeatleJuice», le «Chachacha du chef de gare» ou encore «Ripaille». Car la majorité des spectacles se veut accessible au plus grand nombre, en ce compris à un public plus jeune.

Infos et réservations sur www.festivaldespa.be

L.M. - équipe de rédaction

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