Vie locale - Ils ont fait la file dès 2h du matin!

Vous faisiez peut-être partie des parents présents ce samedi-là dès 2 h du matin devant les locaux des scouts de Baulers. «Vu mon intérêt pour la problématique, j’ai été contacté pour trouver une solution à la situation. Au niveau des sections, l’unité a atteint son plein régime», confie le conseiller communal, Benoît Giroul. «Ce n’est pas une solution de se lever si tôt. Et aucun niveau d’âge n’est épargné

Le Nivellois a donc été sollicité pour mener un projet. «J’ai été contacté pour soutenir la création d’une nouvelle unité. Une équipe d’animateurs pour les 6-8 ans est prête à relever le challenge! Nous leur cherchons un local!»

Dans les rangs de la Fédération des Scouts, on ne s’étonne pas de la situation. «Des files d’attente sont observées dans certaines unités. Mais cela peut varier d’une année à l’autre. Néanmoins, le Brabant wallon est une province où le scoutisme a beaucoup de succès, il fait partie de son ADN», précise Adrien Mogenet, porte-parole de la Fédération.

Du côté des responsables de l’unité de Baulers, on souligne que le problème se répète. «La population augmente à Nivelles et l’on retrouve beaucoup de jeunes familles. Chez nous, la qualité de l’animation et de la formation des animateurs est reconnue, de même que l’esprit familial», détaille Stéphane Oruba, responsable de La Cordée. «Nous comptons 370 animés dans nos rangs. Mais nous avons des normes d’encadrement à respecter. Et une nouvelle section ne se construit pas du jour au lendemain. Cependant, l’an prochain, beaucoup d’éclaireurs et de scouts ‘monteront’. Ceci devrait offrir un nombre d’animateurs plus important.» Stéphane Oruba souligne néanmoins que les parents se sont montrés compréhensifs. «Personne n’a indiqué être dérangé par la situation. Nous avons réfléchi à des alternatives mais d’un côté, cela prouve que les gens sont motivés. En outre, ils ont l’occasion de discuter ensemble, de faire connaissance. Et on leur offre du café

Pour ce qui est de bâtir une nouvelle unité, il n’est pas contre. «C’est une bonne idée mais il faut un staff, des locaux et des animateurs. Mais aussi une identité forte, propre à chaque unité», ajoute Stéphane Oruba.

Des fonds mis à disposition

Pour sa part, l’échevine de la Jeunesse, Evelyne Vanpee, indique être ouverte aux initiatives. «La Ville est prête à soutenir la création d’une nouvelle unité. Nous avons d’ailleurs mis au budget un montant supplémentaire destiné aux mouvements de jeunesse pour la rentrée de septembre.» Elle précise que l’impulsion doit néanmoins venir des animateurs. «La Commune peut aider pour les locaux et les budgets mais c’est aux unités à réunir les animateurs motivés. Une solution serait peut-être aussi de proposer des activités le dimanche…»

À la Fédération, on ajoute que plusieurs solutions existent face aux fortes demandes. «Nous permettons la mise en relation entre les unités. Pour ce qui est des nouvelles unités, il faut compter sur des animateurs, des parents, des ressources matérielles mais notre service diversité et inclusion permet un accompagnement», précise Mogenet. La taille ne doit pas nécessairement s’avérer importante. «Il suffit de quelques enfants et d’animateurs mais il faut avant tout de la motivation!»

L.C. - équipe de rédaction

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