Vie locale - Valduc, l’ambitieux projet brassicole

Une toute nouvelle brasserie vient de voir le jour à Perwez. Antoine et Peter lancent en effet Valduc, l’établissement qui produit la bière du même nom et la «Petite sœur». Un défi un peu fou. «Tout a commencé avec quatre amis. On organisait de petites dégustations et on s’est dit pourquoi ne pas produire notre propre bière? Ça marchait plutôt pas mal, les gens nous sifflaient tout», se souvient l’Ottintois aujourd’hui âgé de 34 ans. De vingt litres, ils sont passés à 100 litres. «Du coup, on a pu affiner les doses de malt, le houblon et la levure, dans plusieurs petits brassins.»

L’aventure aurait pu s’arrêter là. Mais Antoine a décidé de suivre un Master spécialisé en génie brassicole à l’UCL. «J’ai rencontré Peter, mon équivalent flamand. Lui, il brassait chaque jour une bière différente, chez des particuliers. Du coup, il a emmagasiné énormément d’expérience», apprécie le Brabançon wallon.

Très déterminés, les deux hommes se sont mis à la recherche d’un lieu pour y établir leur brasserie. Et c’est à Perwez qu’ils ont trouvé leur bonheur. «On sait qu’il y a eu deux brasseries dans cette commune, dont la Meurice. C’est donc un peu spécial de s’installer ici.» Ce n’est évidemment pas le seul argument avancé par le trentenaire. «On est à une petite minute de l’autoroute, au centre de la Belgique, à proximité de la frontière linguistique et à équidistance des aéroports. En plus, c’est assez près de l’université et d’où je suis originaire, Ottignies», poursuit Antoine Limbourg.

Une blanche et une ambrée

Bien installés, ils peuvent maintenant produire leurs bières. «Il y a d’abord la Valduc qui est une triple ambrée à 8%. Et puis on brasse également la «Petite sœur» qui est une blanche, plus légère. Elle sera commercialisée dans un mois», annonce-t-il fièrement. Et l’Ottintois se montre ambitieux. «On ne veut pas se contenter des petits bars des alentours. On veut la vendre un peu partout, mais en Belgique, dans un premier temps en tout cas. On devra rembourser 6.000 euros par mois, donc il va falloir bien vendre», raconte-t-il, un peu sous pression.

Pour cela, il peut toutefois compter sur le soutien de plusieurs personnes. La brasserie Valduc a d’ailleurs reçu la visite d’André Antoine et Carl Cambron, les bourgmestres en titre et faisant fonction de Perwez. «Ils ont apprécié et ont proposé plusieurs choses comme de participer à des événements ou des visites touristiques.»

Eco-responsable

Il faut donc qu’en plus de ranimer la commune, en plein développement en ce moment avec la création du zoning, les jeunes ont décidé d’innover en misant sur le développement durable, notamment. «Au-dessus de la chambre chaude, nous avons installé le laboratoire et la salle de réunion. Et au-dessus de la chaudière, se trouvent nos bureaux. Nous n’avons dès lors besoin d’aucun système de chauffage supplémentaire.» Et les autres sources d’énergie sont également économisées. Des panneaux photovoltaïques seront ajoutés pour limiter l’empreinte écologique de l’entreprise.

La prochaine étape pour les deux Perwéziens d’adoption, se faire connaître pour pouvoir écouler les 3.000 hectolitres qu’ils sont capables de produire annuellement. Un sacré challenge!

P.B. - équipe de rédaction

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