Vie locale - L’Apocalypse à la cathédrale Sainte-Gudule

La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule va exposer gratuitement une gigantesque tapisserie de 36 mètres de long qui aura valu 10 années de préparation à l’artiste australienne Irène Barberis. «C’est la première fois qu’une femme représente le livre de l’apocalypse», explique l’artiste. Présente dans le fond de la cathédrale, la tapisserie a été tissée avec des fils particuliers qui s’illuminent et deviennent même phosphorescents, selon les 3 types d’éclairages qui se succèdent. «L’éclairage, c’est une manière de montrer qu’à la fin de l’apocalypse et cette fin du monde se trouve la lumière et l’espoir», raconte Alain Arnould, aumônier des artistes de la cathédrale.

Inspirée de la célèbre tapisserie d’Angers, cette vision du Livre de l’Apocalypse est toutefois plus moderne. Ainsi, on retrouve notamment l’agneau aux sept yeux et aux sept cornes mêlé à des soldats, des chars de guerre ou des avions de combat. «C’est important de parler de l’apocalypse à notre époque. Parce qu’aujourd’hui il y a cette vision d’une fin du monde liée à la guerre notamment à cause du nucléaire», poursuit Irène Barberis.

Pourtant, la cathédrale veut tout de même partager un message rassurant sur cette œuvre complexe. «Dans le Livre de l’Apocalypse ce qui est important c’est de voir que l’homme n’est pas seul et qu’une intervention divine est là pour l’aider à la fin et que dans cette fin du monde qui peut être sombre, il y a de la lumière», conclut l’aumônier.

La tapisserie sera à découvrir en avant-première à Bruxelles dans la cathédrale Sainte-Gudule du 28 avril au 15 juin. L’artiste a tenu à l’exposer en Belgique puisqu’elle a été tissée dans les ateliers de tapisserie de Flandre.

L.C. - équipe de rédaction

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