Vie locale - Les policiers ont trop peu d’heures de tir

La future école régionale des métiers de la sécurité sera équipée d’un stand de tir«afin de répondre aux besoins des futurs aspirants mais aussi des zones de police locale», a récemment répondu le ministre-président Rudi Vervoort (PS) à une question du député régional Fabian Maingain. «On a un vrai problème de stands de tir à Bruxelles et donc de formation au tir pour les policiers», réagit l’élu DéFI.» Il y aurait de 60 à 80% de nos policiers qui ne seraient pas en ordre par rapport à la fameuse norme GP48. De plus, ceux de la zone Bruxelles-Ixelles, doivent aller jusqu’à Peutie (Vilvorde), ce qui leur impose un logn temps de déplacement supplémentaire

Du côté syndical, on confirme, même si on nuance les chiffres. «Il y a entre 50 et 60% des policiers bruxellois qui ne remplissent pas cette obligation depuis des années», explique Vincent Gilles permanent syndical SLFP. «La GPI 48 est une circulaire ministérielle qui prévoit un minimum de 4 sessions de tir et un évaluation totalisant 16h par an pour chaque policier. Il est exact que les 6 zone de police bruxelloises ont un problème et ne savent pas satisfaire à cette obligation

Manque de stands de tir à Bruxelles

Trois explications à cela, selon le permanent du syndicat libéral. «Le manque, à Bruxelles, de stands de tir adéquats et répondant aux normes de tir de la police, le manque de disponibilités horaires et la multiplication des missions depuis les attentats. Personnellement, il m’arrive de devoir bousculer mon agenda et de devoir renoncer à aller faire du tir à cause d’une grosse perquisition qui mobilise tout le monde.» Et le stand de tir du nouveau siège de la police fédérale ( le « RAC») à l’ex- Cité administrative est toujours fermé. «Les pompiers ont estimé qu’il y avait un risque de voir un tir emporter des molécules inflammables du revêtement de sol et mettre le feu au bâtiment. Un groupe de travail technique a été mis sur pied.» Vincent Gilles relève tout de même que trois autres centres de tir de la police fédérale, longtemps hors service, sont de nouveau ou sur le point d’être à nouveau opérationnels. C’est aussi le cas de celui utilisé à Woluwe-St-Pierre.

«Il y a un manque de personnel et parfois on rencontre aussi un problème de disponibilité des munitions car il ya un minimum de réserves» , ajoute le syndicaliste Marc Duplessis (CGSP). «Les chefs de zone devraient avoir le courage de refuser des missions en disant que cela prive leurs policiers de leurs heures d’entraînement. Pour l’instant, le nombre de missions acceptées est limite, limite! En principe, si un policier n’est pas en ordre pour la GPI 48, il ne peut plus porter son arme. C’est de la responsabilité du chef de zone mais, en pratique, cela s’applique très peu

L.C. - équipe de rédaction

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