Vie locale - Charleroi, cette ville amie d’Alzheimer!

Grâce à l’implication entre autres du CPAS, la Ville est reconnue par les spécialistes comme étant à la pointe pour combattre la maladie d’Alzheimer.

Pour le président du CPAS Eric Massin, la problèmatique représente une priorité. « À Charleroi, 60 % des patients hébergés dans nos maisons de repos et de soins (MRS) sont atteints de troubles cognitifs, dont beaucoup d’Alzheimer. Cela représente tout de même 600 personnes. D’ailleurs, chacune de nos neuf résidences dispose d’un référent démence. Et nous faisons également attention à la configuration qu’on y retrouve, pour rendre celle-ci la plus apaisante possible. De plus, nous avons donc organisé cette journée sur les approches non médicamenteuses des démences, essentielles pour l’avenir.»

Mais bien évidemment, toutes les personnes touchées ne se trouvent pas en MRS. C’est la raison pour laquelle le CPAS coordonne aussi des activités en dehors de celles-ci. « Tout d’abord, nous avons signé un protocole d’accord avec les polices fédérales et locale. Cela prévoit un certain schéma quand une personne désorientée disparaît, une procédure qui a déjà été utilisée deux fois avec succès. Par ailleurs, voici une dizaine d’années que fonctionne l’Alzheimer Café de Charleroi, qui se réunit une fois par mois.» Celui-ci a pour but de rassembler, l’espace de quelques heures, les malades et leurs proches.

Briser les tabous

« Nous répondons bien sûr à toutes leurs interrogations et nous les informons sur tout ce qui est possible. Mais au-delà de cet aspect, c’est avant tout un lieu de rencontre important. Les familles discutent entre elles, se racontent leur expérience, échangent des conseils… Cela permet même de briser des tabous. Quand un proche a la maladie d’Alzheimer, le peu que celui-ci s’absente 3/4 d’heure pour effectuer une course, l’inquiétude est de suite tellement importante. Le fait d’en parler avec d’autres personnes dans la même situation libère ! »

Et Eric Massin, qui met aussi en avant le rôle de la référente dans le domaine au CPAS, Patricia Scorneau, poursuit : « Les malades peuvent aussi fréquenter les centres de jour ou de court séjour, ce qui peut aider les proches par moments.» Bref, le problème est pris à bras-le-corps !

NG - équipe de rédaction

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