Vie locale - La guerre est déclarée aux pigeons

Les pigeons des villes sont souvent considérés comme des rats volants. Ils prolifèrent rapidement, dérangent. Leurs fientes sont toxiques. À Chapelle, on a décidé de prendre le problème à bras-le-corps.

Le Conseil communal de la cité des Tchats examine l’achat d’un nouveau dispositif de répulsion anti-pigeons à placer au-dessus de l’hôtel de ville et du centre culturel. Ce n’est pas la première fois que l’on s’intéresse au problème, mais les dispositifs installés précédemment n’ont pas vraiment prouvé leur efficacité.

Le bien-être animal

C’est le cas notamment des piques anti-pigeons. «Les piques que nous avions placées étaient collées. Mais cela se détache et elles étaient parties à de nombreux endroits», explique Didier Poglajen, conseiller en environnement à Chapelle-lez-Herlaimont. En outre, les piques ne sont pas bien considérées par les défenseurs de la cause animale, car les oiseaux se blessent souvent en approchant.

La prise en compte du bien-être animal a donc contraint l’administration à changer de dispositif. «Avec le responsable du service technique, Régis Jeunieaux, nous avions étudié toutes les possibilités», précise Céline Meersman, échevine de l’Environnement à Chapelle. «Nous avons choisi un système de répulsion électrique, qui va donner au pigeon une sensation d’inconfort.»

Le système est néanmoins fort onéreux (le coût du marché s’élève à 28.000 euros).

Des systèmes différents

D’autres techniques peuvent être utilisées. À La Louvière, on a posé des filets et des treillis dans le clocher de l’église St-Joseph. Mais les pigeons ont fait un tel carnage (fientes, œuf, cadavres) que le nettoyage coûtera cher.

«Des pigeonniers ont été installés, mais ils n’ont pas donné les résultats escomptés», nous a indiqué Jean Godin, échevin de l’Environnement à La Louvière. À Seneffe, on a utilisé des filets, qui ont été efficaces pour l’église Saint-Cyr et Julitte. On nous précise que le problème a été éradiqué.

«Pour ma part, je pense qu’une cage, équipée d’une bascule qui laisse entrer les volatiles mais ne les laisse pas sortir, est le système le plus efficace», confie Guy Gilquin, éco-conseiller à Braine-le-Comte.

Sinon, vous pouvez toujours opter pour la feuille d’aluminium froissée dont le bruit éloigne les oiseaux. Les répulsifs à ultra-sons, ou encore la sélection de pigeons malades que l’on euthanasie. «La solution du pigeonnier est sans doute la plus confortable pour le pigeon qui vit sa vie tranquillement, mais il faut absolument un suivi et il faut du temps pour que le contrôle se fasse. C’est plus compliqué à gérer et il faut disposer d’un site adéquat», admet Céline Meersman.

À Seneffe et La Louvière, les dernières mesures anti-pigeons visent plus particulièrement la population, en vue de la sensibiliser au fait de ne pas nourrir les pigeons, afin d’éviter qu’ils reviennent.

NG - équipe de rédaction

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