Vie locale - L’électron libre…

La Méhari, vous vous souvenez? C’était la voiture de De Funès dans le «Gendarme de Saint-Tropez». Une 2CV décapotable en plastique, née en même temps que la révolution des mœurs de 1968. Aujourd’hui, Citroën fait revivre le concept. La nouvelle e-Méhari est le clone technique de la Bluesummer, une petite voiture de plage à pile, développée par le groupe industriel français Bolloré. Une entreprise qui s’y connaît en voitures électriques, puisque c’est à elle que l’on doit la BlueCar, cette voiturette qui est au cœur du système parisien d’auto-partage «Autolib’». Citroën a redessiné la Bluesummer, mais la technique n’évolue pas: cette petite voiture s’articule autour d’un châssis en acier sur lequel repose une carrosserie en thermoplastique. Quatre passagers peuvent prendre place à bord et ils auront la tête au vent puisqu’il est possible d’ôter non seulement la capote, mais aussi les fenêtres en plastique et la lunette arrière. A l’intérieur, comme sur le modèle originel, tout est en plastique, ce qui permet de nettoyer le mobilier au jet d’eau, d’autant que les sièges en tissu enduits sont imperméables. Il faut 5 minutes de travail pour ôter les toiles et fenêtres, mais après, on a le sourire et un grand sentiment de liberté.

Pas donnée mais tellement chouette!

Sous le petit capot, le moteur électrique pousse bien mais siffle fort. Et la vitesse maxi de 110 km/h est atteinte sans peine. Les batteries posées sous le plancher abaissent le centre de gravité et cette Citroën prend donc peu de roulis en virage. Le contrôle de stabilité électronique (ESP) veille au grain, mais l’engin est privé d’airbags, ce qui est autorisé puisqu’il est homologué en petite série (1.000 exemplaires par an maximum). Tout comme la Méhari d’antan, la nouvelle ne craint pas les chemins de traverse, grâce à son châssis surélevé. Mais à son volant, il ne faudra pas trop s’éloigner de la civilisation et s’assurer de disposer d’une prise de courant à portée de mains. L’autonomie est de 200 km en ville mais de seulement 100 km sur les grands axes, où le moteur électrique tourne plus vite et vide donc plus rapidement la pile, qui est de type lithium métal polymère, une solution développée en interne par le groupe Bolloré. Pour une recharge complète de la batterie, comptez 13 heures sur une prise domestique. C’est long! En conclusion, cette Méhari des temps modernes est une voiture de plage très amusante, mais pas donnée… Le modèle de base coûte 25.200 €, auxquels il faut ajouter 79 €/mois pour la location des batteries. Ça fait cher pour un engin aussi basique! Citroën ne compte d’ailleurs pas en vendre beaucoup aux particuliers, mais plutôt la louer aux hôtels et sociétés de location des stations balnéaires.

Olivier Maloteaux - équipe de rédaction

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