Vie locale - 13,7 millions pour nos synthétiques en 10 ans

Les terrains synthétiques ont la cote en Brabant wallon. Seules six communes n’en offrent pas à leurs footballeurs: Ittre, Orp-Jauche, Ramillies, Walhain, Mont-Saint-Guibert et Hélécine (la seule à ne pas compter de clubs sur son territoire).

Il faut dire que le terrain synthétique a beau présenter de nombreux avantages, son coût n’est pas négligeable et pousse donc certains à retarder leur mise en place. À Orp-Jauche et Ramillies par exemple, on préfère d’abord miser sur les infrastructures. «Nous sommes en train de refaire la buvette et cela coûte déjà cher, souligne Christian Delvigne, échevin des Sports orp-jauchois. Le projet global nous revient à 1,2 million avec des subsides de la Région wallonne. Logiquement, la buvette devrait être terminée durant les mois d’été et donc prête pour la saison prochaine.»

Le nouvel échevin des Sports ramillois, Cédric Delveaux, le rejoint: «Notre objectif est d’abord d’offrir de bonnes infrastructures à nos jeunes. Elles ont été refaites à l’A.S. Mont-Saint-André il y a quelques années. Et là, nous portons un projet pour le club d’Huppaye où jouent 150 jeunes. Nous espérons recevoir les premiers croquis vers le mois d’octobre afin d’accueillir les nouvelles infrastructures d’ici deux ans.»

Bientôt chez les Guibertins

Par contre, Mont-Saint-Guibert quittera bientôt cette série des six communes dépourvues de terrain synthétique. Le pôle spécialement dédié aux sports américains n’a pas oublié le football traditionnel. Lui aussi bénéficiera d’une pelouse artificielle, dès le printemps prochain si tout se passe bien.

Dans le reste de la province, les terrains synthétiques se sont succédé les uns aux autres. Le dernier club à avoir inauguré son «bébé» est le RJ Wavre, au début de l’année 2015.

À l’inverse, c’est à Limelette qu’a été installée la première pelouse artificielle de la province. C’était en 1991. Après 17 ans et une fin de vie difficile, la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve a décidé de la rénover. «Et nous en sommes ravis! Il n’y a rien de comparable entre l’ancienne et la nouvelle génération», souligne l’échevin des Sports ottintois Benoit Jacob.

2.500 euros par an

Pour l’humaniste, le synthétique présente un intérêt non négligeable. «Aujourd’hui, beaucoup de sportifs préfèrent cela au gazon. La surface est plus plane, il n’y a pas de trous et donc moins de risque d’entorse. Et puis, pour les parents, c’est aussi beaucoup moins salissant.»

Ces avantages permettent donc de compenser quelque peu les frais que cela engendre. «Il faut acheter une machine spéciale et l’entretenir régulièrement, ce qui coûte aussi au niveau de la main-d’œuvre.» Une contrainte financière qu’avait également soulignée le ministre Dermagne en réponse à une question parlementaire: «L’idée selon laquelle un terrain synthétique serait plus facile à entretenir qu’un terrain naturel est erronée. En effet, de tels terrains nécessitent un entretien spécifique, régulier et pouvant se révéler coûteux, de l’ordre de 2.500 euros par an

De plus, mieux vaut être patient pour recevoir les subsides d’Infarsports. «Entre le moment où vous lancez le projet et sa concrétisation, plusieurs années s’écoulent», témoigne Benoit Jacob.

Depuis 2006, Infrasports à toutefois accorder pour près de 6 millions d’euros pour l’aménagement de nouveaux terrains synthétiques et un peu plus de 317.000 euros pour la rénovation de celui du Royal Ottignies Stimont. Et si l’on compte les autres sports, qui eux aussi ont droit à leur terrain synthétique, le montant total passe à près de 13,7 millions d’euros!

Waterloo à la pointe dans tous les sports

Des terrains synthétiques de hockey et de rugby ont également leur place dans notre province. Depuis 2006, pas moins de dix subsides ont été accordés pour ceux-ci, dont la majorité au profit des hockeyeurs.

Waterloo, a elle seule, a bénéficié d’une aide à hauteur de 1,7 million d’euros: deux terrains pour les Watducks et un pour l’ASUB Rugby. Les Pingouins de Nivelles profitent également de deux pelouses artificielles grâce à deux subsides pour un montant total de 867.000 euros. La cité maca n’est pas en reste. Grâce à Infrasports et son subside de 431.330 euros, le club de hockey La raquette a remplacé son terrain synthétique. Fin de l’année dernière, le Lara a également reçu un subside pour la rénovation de son tapis synthétique et l’installation d’un éclairage (723.480 euros de subsides). Le Rix Hockey Club (500.000 euros de subsides) et le Rugby Club La Hulpe (427.760 euros de subsides) ne sont pas non plus oubliés. Seul un dossier traîne depuis un certain temps déjà en Brabant wallon. Il s’agit du terrain synthétique d’Ittre, pour lequel Infrasports a accordé un subside de 1.280.910 euros!

L.C. - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale