Vie locale - Il attend l’arrivée des secours durant 2h

Un parapentiste qui survolait Martouzin-Neuville (Beauraing) s’est retrouvé coincé dans les arbres, à 7 mètres de haut.

Des pompiers grimpeurs devaient être envoyés sur place.

Entre l’appel reçu par le service du 100 et l’arrivée des équipes sur place, près de 2h se sont écoulées. «Il s’agit d’un problème de localisation. L’appel parlait d’un parapentiste coincé à Neuville, qui est un village de Philippeville. C’est donc le G.R.I.M.P. (Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux)de Charleroi qui a été envoyé sur place. Mais une fois sur place, les pompiers n’ont trouvé personne», explique Daniel Boussifet commandant à la zone Dinaphi.

Et de continuer: «En réalité, il s’agit d’un problème d’appel qui a été fait avec les GSM. C’est plus compliqué car on ne peut pas retracer l’appel comme avec un fixe. La personne en question était en fait bloquée à Martouzin-Neuville à Beauraing. C’est donc Namur qui a été envoyé sur place. C’est pourquoi cela a pris autant de temps

Un problème de localisation

À Beauraing, personne n’était disponible pour secourir le malheureux coincé dans les arbres.

Heureusement, il n’était pas blessé. Mais la situation aurait pu être toute autre.

Un syndicaliste du Syndicat de la Fonction Publique (SLFP), qui préfère rester anonyme, pousse un coup de gueule. «Ce n’est pas logique que quelqu’un attende aussi longtemps. Personne n’était disponible à Dinaphi. Si Namur ne pouvait pas y aller, je ne sais pas ce qui se serait passé…» Le problème a été soulevé par le syndicat. «On tape du poing sur la table depuis un certain temps mais rien ne bouge. Il y a de gros soucis au niveau du G.R.I.M.P. à la zone Dinaphi car ce n’est pas considéré comme étant une priorité. De plus, on attend l’Arrêté royal concernant une formation unique pour tous les grimpeurs», reprend le syndicaliste.

Le commandant de la zone de Dinaphi pointe du doigt un autre problème concernant l’intervention à Martouzin-Neuville. «Il existe de nombreuses formations différentes. Tous les pompiers n’ont donc pas les mêmes méthodes. Certains ont été formés à l’armée, d’autres dans une école de la province de Liège. La plupart des grimpeurs sont des pompiers volontaires. Ce sont des gens qui sont donc disponibles quand ils en ont envie… Mais c’est suffisant», affirme Daniel Boussifet.

Une formation pas uniformisée

Un arrêté royal permettra de réguler la formation des pompiers grimpeurs. «Pour l’instant, il n’est pas obligatoire pour les grimpeurs d’avoir de brevet issu d’une école. Cet arrêté permettra d’uniformiser la formation des grimpeurs

Selon le commandant, la situation est similaire dans toutes les zones. «Malgré tout, ça se passe toujours très bien. Deux semaines avant le cas de Martouzin, un parapentiste était coincé dans les arbres au pied du restaurant «Les 7 Meuse». Tout s’est bien déroulé. Les G.R.I.M.P. de Namur et de Dinant sont arrivés rapidement sur place

En effet, le Carolo coincé dans les arbres près des «7 Meuses» a été secouru dans les temps.

LM - équipe de rédaction

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