Vie locale - La piste de ski dévoilée

«On s’est basé sur quatre grands critères pour développer notre projet», souligne Mathieu Scheen, initiateur de ce projet, «l’intérêt sportif, en collaboration avec les fédérations de ski et de biathlon. L’intérêt pour les écoles, pour développer une nouvelle activité sportive. L’intérêt touristique, avec la création d’une activité innovante et un renforcement de l’offre de loisirs. Et enfin les intérêts locaux avec la création d’une nouvelle activité économique, en créant 10 emplois directs et d’autres indirects, des retombées économiques, etc.»

Une piste qui devrait être la plus longue de ce type en Europe, 500 m, synthétique donc. «C’est un mot qui fait peur, mais on travaille ici avec une société française, Prisme, spécialisée dans ces aménagements. La piste sera composée de deux couches, une fixée au sol, style géotextile, et l’autre en polyéthylène. Sans utilisation de polluants, il faudra juste brumiser par temps sec, avec de l’eau récoltée dans un bassin. On va travailler en vase clos, sans impact sur l’environnement, et sans bruit excessif. Il y aura aussi une filtration mécanique.»

Un site qui s’intègre parfaitement dans le site, d’autant plus qu’on est loin des 11ha de bois à défricher. «Si nous ne sommes pas soumis à une étude d’incidences, nous collaborons malgré tout avec spécialistes de la faculté d’agronomie de Gembloux pour favoriser la biodiversité, en continuité avec le Life Elia, développé en marge du renforcement de la ligne haute tension qui passe tout près», poursuit Mathieu Scheen. La gestion des eaux sera donc aussi totalement autonome, via la création d’un bassin au pied de la piste, pour récolter les eaux d’écoulement. «La pratique du ski sera optimale quand il y aura un peu de neige, mais la qualité de glisse est garantie toute l’année. On peut comparer la différence avec ce qu’on connaît au foot, et le développement de terrains synthétiques là aussi.»

Ils bénéficient également d’un parrain de choix, en la personne d’Armand Marchant, le skieur de Thimister, actuellement en convalescence.

«Dès 2 ans et demi j’allais chaque week-end dans les Vosges pour skier. À choisir, si j’avais pu venir ici pour m’entraîner, le choix aurait été vite fait. C’est bien de pouvoir imaginer une école de ski dans la région, ce qui permettrait aussi de former des moniteurs et aussi de réduire fortement les frais pour les amateurs de ski», souligne le jeune skieur, premier Belge à avoir marqué des points en Coupe du monde, fin 2016.

Les promoteurs, un groupement entre Mathieu Scheen et Trageco et le Gehlen Immo pour l’aspect financier, compte sur un budget de 4 millions d’euros, «c’est 10 fois moins que pour une piste en intérieur, avec les consommations d’énergie en moins ici».

La demande de permis a été introduite la semaine passée, si le dossier suit son cours normalement, après 6 à 9 mois de travaux, on pourrait skier là à partir de l’hiver 2019.

L.M. - équipe de rédaction

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