Vie locale - Marcel Simonis reviendra à la zone de police Vesdre

La saga Simonis n’est pas près de s’achever. L’ancien chef de corps de la zone de police Vesdre, écarté de ses fonctions sur base d’un rapport alarmant du service de prévention et médecine du travail voici plus de deux ans, sera officiellement démis de ses fonctions à la nomination du nouveau chef de corps, probablement à l’automne. Démis de ses fonctions, mais il devra néanmoins être réintégré au sein de la zone à un autre poste. «Je n’aurai pas le choix. Le rapport du SPMT qui l’a mis à l’écart du temps de Monsieur Elsen l’écartait en raison de son mandat de chef de corps. Un mandat qu’il n’exercera bientôt plus. Il devra donc revenir dans la zone même si j’aurais préféré faire sans. Franchement, on préférerait qu’il trouve un emploi ailleurs et ne revienne jamais, ce serait plus simple pour tout le monde», explique Muriel Targnion, bourgmestre de Verviers et présidente du conseil de zone de police.

Le souvenir du rapport du SPMT, évoquant les méthodes managériales de Marcel Simonis et son autoritarisme, est resté gravé dans les mémoires au sein du personnel de la zone de police où on craint déjà le retour du climat détestable de l’époque et un taux d’absentéisme à la hausse. La présidente de la zone de police rassure: «on ne tient pas à ce qu’il ait une équipe à gérer, mais en revanche on pourrait profiter de ses capacités. On pense aussi que Marcel Simonis n’aura pas envie de revenir dans ce cadre-là et que ça le motivera à retrouver un emploi», espère Muriel Targnion.

En effet, le principal intéressé n’a pas vraiment le choix. S’il n’a pas trouvé un autre job au sein de la police d’ici la nomination du nouveau chef de corps, il devra réintégrer la zone Vesdre dans laquelle il a créé beaucoup de remous.

En attendant, il faudra bien faire avec. «Il y a quand même deux ans qui se sont écoulés et beaucoup de choses qui se sont passées depuis sa mise à l’écart…», relativise la bourgmestre verviétoise. Sans oublier que, depuis le début de cette saga voici deux ans, le chef de corps déchu continue de percevoir chaque mois un confortable salaire de chef de corps.

L.M. - équipe de rédaction

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