Vie locale - Le batteur de Simple Minds au pays d’Aubel

Votre prochain single solo, annonciateur du nouvel album, s’intitule «Far from Home», («loin de chez soi»). Y aurait-il une signification particulière dans ce titre pour vous qui habitez, aujourd’hui, en région verviétoise?

C’est une vieille chanson, que j’ai écrite voici une dizaine d’années en fait, même si je ne l’ai enregistrée que voici quelques mois. Je l’ai écrite justement quand j’étais loin de chez moi, quand j’étais en tournée, et elle parle du manque, celui du foyer, de la famille, des amis. Mais je dois avouer que je suis particulièrement fier de cette chanson, c’est la première que j’ai écrite, elle a donc une signification particulière pour moi, oui.

Justement, après avoir grandi au sud de Londres, avoir traversé le globe dans tous les sens, et maintenant que vous vous êtes posé en Belgique, quelle différence voyez-vous dans ces différentes étapes de votre vie?

C’est vrai que j’ai déjà pas mal voyagé, avec de nombreuses tournées. J’ai habité en Allemagne, aux États-Unis, mais aussi bien sûr à Londres où j’ai grandi. Mais étonnamment, de Londres à ici, il n’y a pas une grande différence. C’est sans doute moins… «buzzy», plus calme. J’apprécie énormément la chaleur des habitants ici, l’hospitalité. Mais autant Londres pourrait me manquer, autant je préfère vivre ici, c’est beaucoup plus calme. Et quand je rentre d’une tournée, par exemple, je préfère un endroit calme comme ici.

Est-ce que vous connaissez un peu la région verviétoise, les villes?

Oui, j’ai déjà visité beaucoup de villes et d’endroits. Liège et Verviers, évidemment. Ce qui est aussi intéressant en vivant dans cette région, c’est qu’on est situé tout proche des frontières avec l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, ce qui veut dire que vous pouvez être à plein d’endroits différents en quelques heures seulement.

On peut dire que vous êtes tombé amoureux de la région?

Je ne dirais pas que je suis tombé amoureux de la région, mais plutôt que j’en ai besoin, j’ai besoin de ce côté «friendly», de côtoyer de belles personnes.

Vous allez jouer trois dates, avec Waterfront, un groupe de reprise de votre groupe Simple Minds, à Mondorf-les-Bains le 27 mai, au Spa Tribute le 1er juillet et à Nandrin le 2 juillet. Comment ça s’est fait?

C’est eux qui sont venus me le demander, ce n’est pas non plus comme si je partais pour une tournée complète avec eux. Vous savez, sans dénaturer l’initiative, je ne vais jouer que deux titres sur scène: mon single «Far from Home», et «Don’t you, Forget about me» de Simple Minds. Mais c’est vraiment un plaisir de faire ces trois dates avec eux, et il sera intéressant de voir quelles seront les réactions sur scène et dans le public.

Mais vous ne trouvez pas cela un peu bizarre de jouer avec des musiciens qui interprètent votre propre musique?

C’est vrai que c’est assez étonnant, mais par exemple Phil Collins joue régulièrement avec Musical Box (NDR: un groupe canadien de reprise de Genesis). C’est pas mal d’entreprendre ce genre d’initiative, c’est quand même la musique qu’on défend tous les jours.

Propos recueillis parSP - équipe de rédaction

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