Vie locale - L’Américain qui étudie le wallon!

En déclin depuis le milieu du 20e siècle, le wallon fait de la résistance pour ne pas définitivement tomber dans l’oubli. À cet égard, il peut compter sur la Verviétoise Claire Hennen qui, au moyen de ses badges et autres accessoires, en décline les expressions truculentes sur des graphismes contemporains avec sa marque Badjawe. Fin mars, elle diffusait une vidéo intitulée «L’histoire de la petite Badjawe», avec la participation du chroniqueur wallon Paul-Henri Thomsin. Une vidéo qui a trouvé un écho jusqu’aux États-Unis! Un morceau a en effet été diffusé lors du cours de Scott Christopher Cawthon, assistant en linguistique à l’université de Bloomington dans l’Indiana.

L’Américain est littéralement tombé amoureux de la langue wallonne pour son côté chaleureux et convivial, après une année passée à Dalhem dans le cadre d’une rhéto bis. «J’avais l’occasion de passer une année de mes études secondaires en Belgique en 1988-1989, après avoir étudié le français depuis plusieurs années. On m’a vraiment gentiment accueilli et je me sentais comme chez moi», se souvient Scott Cawthon.

C’est au sein de sa famille d’accueil qu’il a la chance, nous dit-il, de découvrir le wallon. «Ils ont commencé à m’enseigner des petites phrases et mots en wallon liégeois. J’ai vite été fasciné par cette langue et j’ai remarqué que la parler, cela pouvait rendre des gens plus souriants et plus à l’aise.» Dans ce cadre, il visite la Wallonie et participe même à une pièce de théâtre en wallon.

Une première rencontre avec le wallon qui le marque profondément, à tel point qu’il en fait son sujet de thèse! «Je travaille sur le contact linguistique entre le wallon liégeois et les parlers germaniques. En écrivant le contact linguistique, je parle d’un domaine d’étude linguistique assez technique.»

En 2015, Scott Cawthon est à Liège à la recherche de documents pour lancer sa thèse, quand il déniche des ouvrages en wallon de Paul-Henri Thomsin. «Je voulais lui envoyer un courriel mais j’ai hésité à le faire. Je doutais qu’il ait le temps ou la volonté d’aider un étudiant américain à proposer une thèse théorique sur une langue qui ne m’appartient pas. Heureusement, j’ai pris le risque et je lui ai envoyé un courriel pour expliquer que je m’intéressais au wallon. Malgré son horaire déjà bien chargé, il m’a répondu chaleureusement

LM - équipe de rédaction

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